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Confinement

Amendes et emprisonnement pour les réfractaires

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a émis une instruction à l’adresse des walis et des structures concernées dans laquelle il rappelle la nécessité d’assurer une «stricte application» des règles liées au respect des mesures prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre l’épidémie de coronavirus, indique un communiqué du Premier ministre. Dans le but de faire respecter ces mesures, les pouvoirs publics annoncent qu’ «hormis les cas spécifiques cités dans les textes en vigueur qui permettent certains déplacements, avec ou sans autorisation, le citoyen est tenu de se confiner à domicile». Le non-respect de la mesure de confinement à domicile entraîne «les sanctions pénales prévues par la loi, soit des amendes allant de 3 000 DA à 6 000 DA à l’encontre des réfractaires qui encourent, en outre, une peine d’emprisonnement de trois jours au plus». Par ailleurs, les walis sont tenus de faire appliquer, au titre des sanctions administratives, la mesure de mise en fourrière des véhicules automobiles ou des motocycles utilisés par les personnes ayant contrevenu aux règles régissant le confinement à domicile. Concernant le non-respect de l’obligation de maintien en activité de certains commerces autorisés, la même source souligne que «les commerces concernés par l’approvisionnement de la population doivent être maintenus en activité au moyen d’une réorganisation des horaires d’ouverture et de fermeture». A cet effet, «les autorités locales sont tenues de leur assurer toutes les conditions nécessaires, notamment la délivrance des autorisations de circuler pour les commerçants et leurs employés et en maintenant en activité les commerces de gros et les unités de production qui les approvisionnent». «En présence de cas de refus d’ouvrir les commerces, et si cette fermeture a pour effet un défaut d’approvisionnement dans les quartiers, les villages et groupements d’habitations, les walis sont tenus de procéder à la réquisition de ces commerçants après évaluation des situations en commission de wilaya», explique la même source. «Le refus d’obtempérer aux réquisitions réglementaires individuelles entraîne les sanctions pénales prévues par la loi, soit une amende de 1000 DA à 10000 DA et une peine d’emprisonnement de 2 à 6 mois, ou de l’une de ces deux peines seulement».

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