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Aïn El Türck-Oran

420 locaux commerciaux ouverts

Au lieu de s’attabler pour débattre des sujets de pointe, les élus ont opté pour la zizanie.

«Honte à vous ! Des locaux commerciaux implantés dans un tel endroit, tout beau, sont fermés depuis des années». Telle a été l’amère sentence lâchée, sans ambage par le wali d’Oran, Mouloud Cherifi, dès qu’il a mis les pieds dans le très spacieux lieu abritant les locaux commerciaux de la commune de Aïn El Türck. «Prenez en charge, par vous-mêmes, la gestion de ces locaux en mettant en place des associations à cet effet étant donné que les autorités locales n’ont rien fait», a-t-il ajouté sur sa lancée. Mieux vaut tard que jamais ! C’est du moins ce que l’on extrapole de la dernière sortie du wali qui, en se rendant en visite dans la plus grande station balnéaire du pays, Aïn El Türck, a pris des décisions à la hauteur de l’événement en ordonnant le réaménagement et l’ouverture dans l’immédiat des 420 locaux commerciaux fermés dès la fin des travaux, en 2012. Il s’agit entre autres de 120 locaux à Bouiseville,
160 autres à Douar Nakous,
80 commerces dans le lieudit EL Bahia. Le reste est éparpillé un peu partout dans les coins et recoins du quartier de Bensmir. D’autres sont squattés, transformés en habitations et pris par des indus-occupants. Cela est survenu alors que les élus locaux n’ont pas jugé utile de bouger le petit doigt, préférant se prélasser dans les somptueux bureaux d’une commune touristique necessitant «des efforts à longueur d’année». Depuis 2012, seuls 111 locaux attribués ont ouvert les portes. Autrement dit, les bénéficiaires activent tant bien que mal, nonobstant les situations contraignantes.
C’est toutefois une situation sortant de l’ordinaire. Ces
420 locaux commerciaux ont nécessité la mobilisation d’importants budgets de l’état en vue de leur réalisation avant qu’ils ne soient abandonnés, livrés au pillage et vandalisés alors que les attributaires ont bénéficié des titres et document officiels leur permettant d’occuper les lieux et d’exercer leur activité, le commerce. À qui donc revient la faute ? Loin de toutes les spéculations ni encore de critiques d’humeur, une telle responsabilité est, selon plus d’un connaisseur des rouages locaux, endossable à l’ancienne Assemblée locale n’ayant pas jugé utile de rentabiliser ses biens, ou encore n’ayant pas eu la présence d’esprit de rentabilité puisque les municipalités sont, depuis 2012, appelées à investir ne serait-ce que le minimum. Faute de cette vision des choses ou encore en raison de l’ignorance des nouveaux textes, des élus locaux ont, au lieu de s’attabler pour débattre des sujets de pointe, opté pour la zizanie en se livrant des batailles fraternelles ayant atteint leur paroxysme à telle enseigne que l’APC de Aïn El Türck, à plus d’un titre, fait l’objet de blocage. Cette situation n’est pas sans impact sur la vie sociale et économique de la ville abritant la grande station balnéaire algérienne. D’ailleurs, les jeunes de la localité sont, à maintes reprises, sorties dans la rue, observé des rassemblements et plusieurs sit-in de protestation par le biais desquels ils revendiquaient la prise en charge de leurs problèmes, à commencer par la lancinante question du chômage. À quel saint se vouer ? Le bon interlocuteur a longuement tardé quant à venir à telle enseigne que plus d’un estime que l’APC de Aïn El Turck était dépourvue de responsables ! Fait inédit : depuis de longues années, cette ville compte plus d’une quarantaine de bars, de discothèques, restaurants et autres aires de loisir, alors que ses habitants sont noyés dans toutes les turpitudes à commencer par la consommation et la commercialisation de la drogue et autres fléaux sociaux. La situation est caractérisée par des marasmes de tout acabit, imprégnant les relations sociales de la ville, qui ont maintes fois, failli dégénérer en raison de l’absence totale de ses gestionnaires. De par son statut de ville touristique, seul le commerce est en mesure de sauver la jeunesse de cette commune enrichissant davantage les plus en plus riches et appauvrissant de plus les pauvres.

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