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Les IGF d’Oran d’arrache-pied

3.500 documents douteux au peigne fin

Les investigations sont focalisées autour d’abus de pouvoir, trafic d’influence, mauvaise gestion…

Les inspecteurs de la brigade économique et financière près la sûreté de la wilaya d’Oran ne risquent pas de chômer pendant cette saison des grandes chaleurs. Pour cause, ils viennent de déclencher un large front de bataille portant essentiellement sur la lutte contre la corruption. Dans le tas, ils sont en train de passer au peigne fin 3500 délibérations approuvées par des élus de pas moins de 22 communes. Ces délibérations portent essentiellement sur des transactions douteuses. Ces enquêtes viennent en application de l’instruction ministérielle ordonnant les services locaux de sûreté de passer à l’acte en ouvrant les dossiers liés à la corruption. Dans ce sillage, ces maires et autres élus locaux sont à convoquer à tour de rôle pour être auditionnés et fournir des explications sur «le pouvoir » qu’ils exercent dans le cadre de la gestion des affaires de la cité.
Les investigations sont donc focalisées autour d’abus de pouvoir, trafic d’influence, mauvaise gestion des affaires de la cité, malversations dans la gestion des affaires des communes, dilapidation des deniers publics, faux et usage de faux, conclusion des transactions en violation du Code des marchés etc. Ainsi donc, on parle et on se réjouit des arrestations à opérer, dans les plus brefs délais, par les policiers en charge de tirer au clair un nombre important d’affaires , toutes liées à la corruption Tout comme l’on s’attend sérieusement à citer des noms de hautes personnalités, des ex-députés, des ministres, des ex-walis, des affairistes et de puissants pseudo-hommes d’affaires qui auraient forcé la main aux élus locaux quant à leur accorder des prestations en contrepartie du «néant», il s’agit très précisément du foncier. Selon des sources difficiles à vérifier, le foncier de cette wilaya a, depuis la nuit des temps, constitué le sujet de tant de convoitises.
Dans plus d’un cas, il a été cédé contre le dinar symbolique sinon, insiste-t-on au niveau local, contre «des pots-de-vin». Une telle accusation reste toutefois à mettre au clair par les enquêteurs, seuls habilités à tirer les conclusions dans leurs rapports d’investigations se poursuivant en cette période des grandes chaleurs et d’un mouvement revendiquant le départ des symboles et les relais locaux du système dont plusieurs portent, désormais, le sobriquet de «Monsieur 10% agissant contre Madame fiche technique».
Le procureur du tribunal d’Arzew vient de frapper fort en écrouant le maire de la commune d’El Kerma et 14 autres personnes, composées essentiellement de l’épouse de ce dernier, le secrétaire général de la même APC. Les mis en cause sont poursuivis de conclusion de transactions en violation du Code des marchés publics, surfacturation et de fraude fiscale. Pour les Oranais, une telle arrestation signe le prélude d’une lutte acharnée contre la corruption. «Klawna (Ils nous ont bouffé, Ndlr), déplore plus d’un Oranais jaloux de sa ville devant retrouver, vaille que vaille, ses couleurs chatoyantes d’antan. Or, tout le contraire s’est produit malgré l’injection de plusieurs milliards de dinars dans le cadre des différents budgets alloués aux 26 communes composant la deuxième capitale du pays.

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