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Affaire dite des téléviseurs LED saisis au port de Annaba

2 à 10 ans de prison requis

De lourdes peines de prison ont été prononcées à l’encontre de plusieurs hauts cadres des douanes de la wilaya de Annaba.

Après un long réquisitoire, au cours duquel le représentant du ministère public a mis en exergue, les actes malveillants, occasionnant la saignée à l’économie nationale, il a aussitôt requis de lourdes peines, en guise de châtiment à l’encontre, de plusieurs cadres douaniers, de la wilaya de Annaba. Lors d’un procès qui a vu la présence d’une foule impressionnante, le procureur de la République a requis 10 ans de réclusion criminelle, à l’encontre de l’ex-directeur régional des douanes de la wilaya de Annaba Belkhir Hamel, avec incarcération immédiate. Même peine requise également à l’encontre de deux cadres des douanes, il s’agit d’un inspecteur principal de contrôle douanier et une responsable chargée de l’informatique. Tous deux avaient été placés sous mandat de dépôt, lors de leur présentation devant le juge d’instruction.
Le représentant du ministère public, a également requis une réclusion de 2 ans à l’encontre de plusieurs autres douaniers et un importateur, assortie d’une forte amende. S’agissant de l’identité de l’importateur qui en réalité n’est autre qu’un prête-nom, notre indiscrétion a débouché sur des révélations, le moins que l’on puisse qualifier,è d’étranges. En effet, selon une source douanière proche du dossier, cette marchandise inédite appartiendrait à un homme d’affaires et homme politique d’une wilaya frontalière de l’est du pays. Selon les précisions apportées par la même source, le recours à ce genre de pratiques permet aux «industriels» de bénéficier des avantages fiscaux liés à l’importation des pièces détachées, considérées comme des intrants à la production ou industrie du montage. Des milliers de produits de ce genre sont entrés sur le territoire national. Mais les douanes n’interviennent que rarement… Cette affaire n’est pas la première du genre, encore moins, une spécificité au port de Annaba. Bien au-delà, la gangrène du pourrissement est quasi générale, atteignant plusieurs secteurs dans cette wilaya, placardée plaque tournante de la corruption et du pourrissement dans toutes ses dimensions. En attendant que la justice daigne bouger le petit doigt pour déterrer les dossiers noirs de cette wilaya, il convient de signaler que, le verdict de l’affaire de TV LD du port de Annaba, est prévu le 27 du mois courant.
Néanmoins, il convient également de rappeler les relents de cette affaire qui a entaché le port de Annaba. Elle remonte au mois de janvier 2018, lorsque les douaniers du port de Annaba, avaient fait une étrange saisie, de produits finis, fabriqués en Chine. Cette marchandise en provenance de ce pays leader mondial de la contrefaçon, était destinée à être écoulée sur le marché national. Au total, ce sont
11 215 téléviseurs LED, qui portaient la mention en arabe : «Fabriqué en Algérie», qui ont été saisis. Importée par un opérateur privé et déclarée «panneaux photovoltaïques», la marchandise, était stockée dans 18 containers de 40 pieds. Ce scandale avait fini, rappelle-t-on, par coûter leurs postes au directeur des douanes de la wilaya et à un inspecteur de contrôle qui avaient été limogés pour faute professionnelle grave. Ces cadres incriminés, avaient permis à un importateur inscrit au fichier des fraudeurs de réexpédier sa marchandise, objet d’une fausse déclaration. Aux yeux de certains opérateurs économiques, la situation dans laquelle se débat toujours cette infrastructure aujourd’hui, mérite bien le lancement d’une nouvelle enquête sur la délinquance qui sévit au port de Annaba. En somme, ce scandale renseigne sur le dévolu de certains «pontes» des rangs de la mafia financio-économique, jeté sur cette infrastructure portuaire. 

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