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Plus de 60 candidats à la présidentielle en Tunisie

Youssef Chahed entre en lice

Le chef du gouvernement tunisien a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 15 septembre à la veille de la clôture des inscriptions, fixée à hier.

Plus de 60 candidats sont provisoirement sur la ligne de départ, en attendant que la liste officielle de ceux qui auront satisfait aux critères d’éligibilité soit dévoilée. Les noms des candidats retenus sera annoncée au plus tard mer-credi 14 août. Et la liste définitive le sera par l’Instance supérieure indépendante pour les élections, ISIE, le 31 août.
Les grosses pointures sont déjà connues. La plus attendue était symbolisée par le chef du gouvernement qui a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 15 septembre, jeudi, à la veille de la clôture des inscriptions, fixée à hier. « J’ai bien pensé et j’ai décidé de me présenter pour le poste de président de la République », a annoncé le plus jeune Premier ministre de Tunisie, lors d’un congrès de son parti, Tahya Tounes. Cela sera un baptême du feu pour cet ingénieur agronome de 43 ans qui participera à sa première élection et qui a pour objectif de « rompre avec l’ancien système et redonner l’espoir à tous les Tunisiens notamment les jeunes qu’ils peuvent être dans des postes importants dans l’état ». Son parti, Tahya Tounes qui a été lancé au début de cette année, représente la deuxième force au Parlement, derrière le parti de la mouvance islamiste, Ennahdha, qui a dévoilé le nom du champion qui doit défendre ses couleurs. Son choix s’est porté sur Abdelfattah Mourou, une première dans l’histoire de cette formation. âgé de 71 ans, il est chef du Parlement par intérim, depuis que son prédécesseur, Mohamed Ennaceur, est devenu président par intérim de la Tunisie, après le décès, le 25 juillet, du président Beji Caïd Essebsi, à l’âge de 92 ans.
«C’est la première fois de son histoire que le mouvement présente un candidat à la présidentielle», a déclaré mercredi dernier le porte-parole d’Ennahdha, Imed Khmiri. Il s’annonce comme un concurrent redoutable pour le chef du gouvernement tunisien donné comme favori de cette élection. Pénaliste de formation, tribun hors pair, réputé pour son humour et sa modération, il a déclaré, hier, avoir pour principal objectif de « servir la nation ». Parmi ses principaux concurrents figure le ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi,
69 ans, qui a déposé sa candidature le 7 août après avoir démissionné du gouvernement. Le président Caïd Essebsi l’avait fait venir à son chevet plusieurs fois peu avant son décès, le plaçant ainsi parmi ses dauphins potentiels.
L’homme d’affaires controversé et magnat des médias, Nabil Karoui, récemment inculpé pour blanchiment d’argent, est aussi candidat à la présidentielle et pourrait être un adversaire de taille, d’autant plus que ces derniers mois, la popularité du chef du gouvernement a chuté face aux luttes de clans et aux difficultés de son gouvernement pour résorber l’inflation et le chômage. Youssef Chahed devait déposer hier vendredi sa candidature. 69 candidats ont déposé au total leurs dossiers, à quelques heures de la clôture des inscriptions au siège de l’Instance chargée des élections (Isie). Reste à savoir combien resteront en course. Le dépôt des candidatures s’est poursuivi hier jusqu’à 18h, conformément au nouveau calendrier électoral. La liste des candidats retenus sera arrêtée au plus tard mercredi 14 août. Et la liste définitive sera annoncée par l’ISIE le 31 août. Le scrutin aura lieu le 15 septembre en Tunisie et les 13, 14 et 15 septembre à l’étranger. L’élection en question a été prévue initialement le 15 novembre. Le décès du président Béji Caïd Essebsi, a contraint les autorités à avancer le rendez-vous électoral, et ce, conformément à la Constitution et aux lois en vigueur.

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