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Une résolution pour la Libye au Conseil de sécurité de l’ONU

Une crise sous haute surveillance

Signe d’une mobilisation internationale accrue autour de la crise libyenne qui menace d’embraser la région maghrébine et sahélienne, voire le pourtour de la Méditerranée, le Conseil de sécurité de l’ONU était réuni, hier, pour l’adoption d’une résolution sur le respect du cessez-le-feu, texte qui serait le premier texte contraignant depuis le déclenchement du conflit le 4 avril 2019. Cette résolution émane du Royaume-Uni mais elle a fait l’objet d’intenses et ardues tractations, depuis trois semaines, c’est-à-dire au lendemain même de la Conférence de Berlin. Il faut dire que la situation reste extrêmement volatile dans une Libye où les deux principaux protagonistes ont vite fait de s’accuser mutuellement de ne pas respecter la trêve obtenue, dans des conditions difficiles, à Moscou. Le projet britannique de résolution «affirme la nécessité d’un cessez-le-feu durable en Libye, à la première occasion et sans pré-conditions». Il y est fait mention de la «préoccupation devant l’implication croissante de mercenaires en Libye», raison pour laquelle la Russie avait opposé son veto, la semaine dernière. Mais certains progrès incitent les diplomates à l’optimisme, dans la mesure où le document « invite les organisations régionales, notamment l’Union africaine, la Ligue des Etats arabes et l’Union européenne », à apporter leur « soutien » à l’ONU dans ses missions politique et sécuritaire, à travers la surveillance du cessez-le-feu en Libye.
La résolution insiste, en outre, sur la poursuite des négociations de la commission militaire conjointe créée en janvier, avec la participation des deux camps en conflit, une étape nécessaire pour parachever un «cessez-le-feu permanent», tributaire d’ un mécanisme de contrôle et assorti d’une séparation des forces antagonistes et de la mise en œuvre de certaines mesures de confiance. On sait que, samedi dernier, cette commission a ajourné ses travaux, faute d’avoir conclu un accord de cessez-le-feu définitif. Les deux délégations ont argué alors de la nécessité de « consulter » leurs plus hauts responsables à Tripoli, pour l’une, et à Benghazi, pour l’autre, promettant, selon la déclaration de l’envoyé spécial de l’ONU Ghassan Salame, de reprendre les pourparlers dès le 18 février prochain.
Pour le Conseil de sécurité, il appartient au SG de l’ONU de faire des propositions sur cette mission de contrôle, une fois que l’accord sera signé. Par ailleurs, il entérine les conclusions de la Conférence de Berlin et invite les Etats membres à s’abstenir de toute interférence dans la crise, comme cela est devenu le cas, depuis avril 2019, avec de nombreuses violations de l’embargo sur les armes dénoncées par Antonio Gutteres qui a crié au « scandale ». Prorogé jusqu’en avril 2021, cet embargo sera surveillé, promet la résolution du Conseil de sécurité qui a également renouvelé les mesures coercitives sur la vente de pétrole, les interdictions de voyage et les gels des avoirs. Autant de mesures qui, espère-t-on, devraient conforter la démarche de l’ONU, soutenue par l’Union africaine et notamment par l’Algérie qui va accueillir une délégation de l’ensemble des parties au conflit, dans le cadre du dialogue inclusif qui fonde la solution politique unanimement recherchée, et qui permettront à la Libye de recouvrer sa souveraineté, son indépendance et son intégrité territoriale, loin de toutes ingérences.

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