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Rencontres à Téhéran pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien

Paris déplore un «dépassement léger»

L’Iran a annoncé lundi produire de l’uranium enrichi à au moins 4,5%, soit au-delà du maximum autorisé par l’accord (3,67%) et a menacé de prendre de nouvelles mesures dans «60 jours» si ses demandes ne sont toujours pas satisfaites.

Téhéran a accueilli hier le conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron dont la visite a pour objet de préserver l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 tout en cherchant un moyen d’apaiser les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis. C’est ainsi qu’Emmanuel Bonne a rencontré le contre-amiral Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et son adjoint Abbas Araghchi. L’objet officiel de la mission, selon le chef du Quai d’Orsay Jean-Yves Le Drian, reste «d’essayer d’ouvrir l’espace de discussion pour éviter une escalade non contrôlée, voire même un accident » dans un contexte de tensions exacerbées qui font craindre craindre un embrasement dans la région du Golfe. « On essaie de faire en sorte que le triangle Europe, Etats-Unis, Iran soit un triangle où on se parle », a déclaré sur Europe 1 la secrétaire d’état française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin. Ce à quoi le MAE iranien Mohamad Javad Zariv a rétorqué qu’ « aucune négociation n’est possible sous la pression », réitérant l’appel aux « Européens pour résoudre le problème » engendré par la décision de Trump en mai 2018, lorsqu’il a mis à exécution sa menace de sortir de l’accord.
Les Européens estiment que le pacte est davantage fragilisé par les menaces de riposte de Téhéran qui a déjà procédé à un enrichissement de l’uranium au-delà des dispositions inscrites dans l’accord. L’impatience puis la colère de l’Iran sont légitimes dès lors que les retombées de l’accord sur le plan économique n’ont pas eu lieu et, pire, le pays doit faire face à des sanctions américaines brutales dans l’espoir de mettre le pouvoir à genoux ou sinon de provoquer son renversement. N’ayant plus le choix, Téhéran exige des Etats toujours parties à l’accord qu’ils prennent enfin les mesures convenues pour garantir ses intérêts. D’où la décision de procéder à un enrichissement accru des réserves d’uranium ( plus de 4,5% ) et la menace de se délester d’autres engagements pris dans le cadre d’un accord que ses cosignataires n’ont pas respecté.
L’ultimatum du 7 juillet ayant été franchi, l’Iran a mis en œuvre sa première menace et il a en même temps délivré un nouvel ultimatum pour prendre d’autres mesures au cas où ses exigences demeureraient lettre morte. Pour les experts, l’enrichissement à 4,5% de l’uranium n’est pas de nature à inquiéter dès lors que la fabrication de la bombe atomique exige un enrichissement de 90% minimum. Mais la remise en activité de la centrale d’Arak, l’autre mesure agitée par Téhéran, constitue par contre une menace sérieuse que les Etats-Unis n’ont pas manqué de relever, le président Trump se fendant d’un avertissement solennel afin d’intimider les dirigeants iraniens.
Sans se prononcer en quoi que ce soit sur les moyens effectifs de satisfaire la demande iranienne, les Européens signataires de l’accord ( Berlin, Londres, paris et l’UE ) ont pressé Téhéran d’ « agir en conséquence en revenant sur ces activités et en se conformant de nouveau pleinement et sans délai ». Comme Trump, ils n’ont qu’un discours à sens unique, celui du « respect des engagements » pris par l’Iran, toujours silencieux sur leurs engagements propres. A la demande des Etats-Unis, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a ten, hier, une réunion extraordinaire, à Vienne, pour faire le point sur les « manquements » de l’Iran, plongé dans une terrible récession du fait des sanctions punitives américaines.

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