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Des membres du Congrès US demandent à Pompeo une «clarification»

Les sirènes de la paix

« Nous vous demandons de clarifier publiquement la position américaine : que les Etats-Unis s’opposent à la solution militaire et condamnent tous les acteurs qui sapent la stabilité et perpétuent la violence », ont-ils affirmé dans leur lettre au secrétaire d’état.

Le secrétaire d’état Mike Pompéo a été interpellé par des élus démocrates et républicains du Congrès qui lui ont demandé par lettre des « explications » sur la « position de l’administration Trump » dans le dossier libyen, exigeant une « clarification » de la position américaine sur le conflit et plus clairement de soutenir le processus de paix engagé par l’ONU. Cette lettre est la conséquence directe de l’annonce par la Maison-Blanche d’un entretien téléphonique entre le président Donald Trump et le maréchal Khalifa Haftar au cours duquel le milliardaire américain a salué chaleureusement les efforts du chef de guerre libyen contre les groupes terroristes. Or, cette nouvelle intervenait quelques jours à peine après une déclaration de Mike Pompéo lui-même, un 7 avril précisément, dans laquelle il fustigeait sans détour l’offensive de Khalifa Haftar sur Tripoli tout en s’opposant fermement à la poursuite de l’assaut contre la capitale et en exigeant un arrêt immédiat de l’opération militaire.
Relevant ce couac de la politique étrangère des états-Unis, les élus démocrates et républicains signataires de la lettre ont regretté un « sentiment d’incertitude sur la position américaine » dans la gestion de la crise libyenne. « Les acteurs armés libyens sont en train d’exploiter cette confusion au sujet de la politique des états-Unis pour justifier la poursuite du conflit, compromettre davantage les perspectives d’un règlement politique et menacer la stabilité régionale », ont-ils souligné dans la même lettre. « Par conséquent, nous vous demandons de clarifier publiquement la position américaine : que les Etats-Unis s’opposent à la solution miliaire et condamnent tous les acteurs qui sapent la stabilité et perpétuent la violence », ont-ils ajouté. à travers cette démarche rendue publique, les membres de la commission des Affaires étrangères, démocrates et républicains réunis, ont voulu exhorter le secrétaire d’état et son département à clarifier la donne pour s’investir en faveur d’un cessez-le-feu immédiat en Libye et d’un retour des parties antagonistes à la table de discussions sous l’égide de l’ONU. à leurs yeux, les combats actuels créent les mêmes conditions d’insécurité et de champ libre aux groupes terroristes que durant les années précédant l’accord de fin 2015. Rappelant ainsi le vide sécuritaire existant dont a pu profiter le groupe terroriste autoproclamé Etat islamique, les représentants du Congrès ont dressé un bilan des attaques de Daesh en Libye et leurs conséquences sur la production pétrolière du pays. La lettre a été signée par une douzaine de représentants, dont deux Congresswomen, la démocrate Ilhan Omar et la républicaine Ann Wagner, et elle a été rendue publique lors de la récente visite à Washington du vice-Premier ministre du gouvernement d’Union nationale, Ahmed Meitig.
Dans ce contexte, le groupe des pays voisins ( Algérie, Tunisie, Egypte ) a tenu une réunion consacrée au dossier libyen pour relancer le processus du dialogue politique sous l’égide des Nations unies, réunion à laquelle a pris part le MAE algérien Sabri Boukadoum. « La rencontre s’inscrit dans le cadre de la concertation permanente entre les trois pays voisins de la Libye », écrit le MAE et elle « sera l’occasion de passer en revue les récents développements de la situation dans ce pays frère et de coordonner leurs efforts pour encourager les parties libyennes à faire taire les armes, choisir la voie du dialogue et retourner à la table des négociations ». à ce titre, l’émissaire de l’ONU en Libye a mené, mardi, des entretiens à Tripoli avec les responsables du Gouvernement d’union nationale (GNA) afin de reprendre le processus politique. Ghassan Salamé a rencontré le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, puis le vice-Premier ministre Ahmed Meitig, selon la mission de l’ONU en Libye (Manul). Reste à convaincre Haftar du bien-fondé de la démarche mais là, ce n’est pas encore gagné.

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