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À l'ONU, l'Afrique du Sud rappelle que la RASD est une réalité internationale incontournable

Le peuple sahraoui face aux apprentis-sorciers

La République d'Afrique du Sud a affirmé, dans une lettre adressée mardi aux pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) est une réalité internationale indéniable, par le fait même que la cause sahraouie est considérée par l'Union africaine (UA) et l'Organisation des Nations unies (ONU) comme une question de décolonisation. Réitérant son soutien indéfectible à la cause sahraouie, l'Afrique du Sud a rappelé que «la RASD est un Etat fondateur et membre à part entière de l'UA, créée le 9 juillet 2002». Elle a expliqué que son soutien découle de sa propre «histoire avec le colonialisme et la ségrégation raciale sous le régime de l'apartheid», d'où sa position en faveur d'une Minurso plus forte afin d'imposer l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental, libre et transparent, conformément à la résolution du Conseil de sécurité 690 (1991) et à l'ensemble des autres résolutions pertinentes.
Par son engagement légitime et déterminé aux côtés du peuple sahraoui pour arracher son droit à l'autodétermination, l'Afrique du Sud a connu, voici deux semaines à peine, des attaques venimeuses du royaume marocain et de ses partisans au sein-même des Nations unies, Rabat l'accusant de mener une campagne virulente contre sa prétendue souveraineté sur un territoire pourtant inscrit par l'ONU comme étant en attente de décolonisation. Ces dérives ne sont ni les premières ni les dernières, le royaume marocain alternant les agressions caractérisées, comme celle qui a visé des diplomates algériens au siège de l'Union africaine, et les attaques fielleuses dans le but de détourner les regards des véritables problèmes qu'engendre sa présence coloniale au Sahara occidental. Pendant que le peuple sahraoui se mobilise autour de sa direction politique pour riposter à la nouvelle agression à El Guerguerat, on aura remarqué les réactions plutôt confuses des instances régionales et internationales dont on attendait qu'elles condamnent clairement les provocations de Rabat avant d'appeler à la retenue et au respect d'un cessez-le-feu sur lequel l'armée marocaine a tiré à maintes reprises. Enhardi par le soutien inconditionnel de la France dont les intérêts majeurs, aussi bien au Maroc qu'au Sahara occidental, nourrissent une politique contraire aux décisions de la Cour européenne, le royaume marocain n'a jamais cessé depuis 1991, date de l'accord du cessez-le-feu sous l'égide de l'ONU, de piétiner ses propres engagements. Plus, depuis son retour au sein de l'Union africaine, organisé par le réseau Françafrique et les 13 Etats qui en dépendent, il foule au pied les dispositions statutaires de l'organisation dont la RASD est membre à part entière. D'autres complices du fait accompli marocains manoeuvrent dans les coulisses, avec des ambitions diverses. Forts de leur coffre-fort pour certains et de leur parapluie américain, pour d'autres, ils contribuent au pourrissement de la situation, dans une région, hautement explosive, où ils entendent jouer aux apprentis-sorciers.

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