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En Libye, Al-Sarraj est satisfait du consensus pour des élections fin 2021

Le grand défi des combattants étrangers

Si, en Libye, les autorités de l'Est observent jusqu'à présent un silence manifeste, tel n'est pas le cas du président du Conseil présidentiel et chef du gouvernement d'union nationale, Fayez al Serraj. Celui-ci a exprimé hier sa satisfaction quant aux résultats obtenus lors du dialogue politique qui a réuni à Gammarth, dans la banlieue tunisienne, 75 représentants des différentes parties au conflit, sous l'égide de la Mission des Nations unies en Libye (Manul). Surtout, il n'a pas caché son vif intérêt pour l'annonce de la tenue des élections générales, le 24 décembre 2021, une décision qui, pense-t-il, n'aurait pas pu intervenir en l'absence d'un large consensus autour des mécanismes de sortie de crise. Dans un communiqué, le Premier ministre libyen s'est réjoui de la «fixation de la date des élections au 24 décembre 2021 et (du fait)que la commission électorale du pays allouerait des fonds pour leur mise en oeuvre».
Il est vrai que le peuple libyen a sans cesse réclamé l'expression pleine et entière de sa souveraineté, à travers ces élections, de manière à investir les personnalités qui oeuvreront réellement au retour de la paix et de la sécurité du pays ainsi qu'à la préservation de son indépendance et de sa souveraineté sur une Libye qui préservera ainsi son intégrité territoriale. Mais les pourparlers politiques qui avaient également d'autres objectifs comme la désignation de nouveaux responsables chargés de conduire la transition n'ont pas abouti, malgré l'optimisme exprimé par l'envoyé spéciale par intérim de l'ONU, Stéphanie Williams.
Faute d'un nouvel exécutif unifié, la partie est donc loin d'être gagnée et tout indique que les pourparlers vont connaître des moments difficiles avant que les uns et les autres ne parviennent à s'entendre sur les noms des nouveaux dirigeants dont le pays a besoin pour émerger de la crise.
Pour Stéphanie Williams, chef adjoint de la Manul, les participants ont pour tâche d'établir un nouveau conseil présidentiel et un nouvel organe exécutif pour gérer la période de transition et organiser des élections nationales.
Ainsi, les institutions présentes aussi bien à Tripoli qu'à Benghazi laisseront-elles la place à ces instances, ce qui mettra fin à l'accord politique libyen, conclu en 2015, sous l'égide des Nations unies dont le représentant était, à l'époque, l'espagnol Bernardino Leon. «Nous avons convenu de nous retrouver dans une semaine, pour une rencontre virtuelle, afin de se mettre d'accord sur le mécanisme de sélection pour la future autorité», a cependant indiqué, dans une déclaration aux médias, Stephanie Williams, laissant par-là même la porte ouverte à de nouvelles avancées.
Il faut dire que toutes les capitales, directement et indirectement concernées, ont le regard braqué sur le processus actuel dont les enjeux et les défis sont multiples, la grande question portant sur la manière et les délais nécessaires pour «évacuer» l'ensemble des combattants étrangers présents sur le territoire libyen.

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