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Haftar veut frapper des infrastructures civiles vitales

Le GNA met en garde contre une nouvelle «escalade militaire»

Le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a fait part, samedi, de son «inquiétude» quant à une nouvelle «escalade militaire» contre Tripoli, dans un communiqué publié sur sa page Facebook.»Le GNA exprime son inquiétude à propos d’informations, confirmées par des rapports onusiens et des médias, sur la préparation d’une nouvelle escalade militaire. Cette nouvelle vague visera par des frappes aériennes des infrastructures civiles vitales, dont l’aéroport international de Mitiga, le seul opérationnel dans la capitale», a-t-il écrit. Pour sa part, la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) a indiqué «qu’elle faisait tout ce qui est en son pouvoir auprès de tous les acteurs locaux et étrangers pour éviter toute escalade militaire et protéger les civils», note-t-elle dans son compte Twitter. La Manul a exhorté «toutes les parties à respecter les dispositions du droit international humanitaire» qui interdit de cibler les civils et les structures médicales». Depuis quelques jours, des vidéos, non authentifiées, font le tour des réseaux sociaux, montrant des colonnes de véhicules militaires des troupes du général à la retraite Khalifa Haftar qui poussent vers le sud de la capitale où elles sont bloquées depuis plus de trois mois. Les combats aux abords de la capitale ont fait 1 093 morts et 5752 blessés ainsi que plus de 100 000 déplacés depuis 4 avril, selon un dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé. Par ailleurs, les autorités libyennes ont libéré le dernier Premier ministre du dirigeant déchu Maammar El Guedhafi, al-Baghdadi al-Mahmoudi, dont le nom est cité dans l’affaire du financement libyen de la campagne de l’ex-président français Nicolas Sarkozy, selon une source officielle samedi. Dans un communiqué, le ministère de la Justice du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU, a indiqué avoir décidé de la libération de M. Mahmoudi «pour des raisons de santé», conformément aux recommandations d’une commission médicale «pour qu’il puisse être soigné dans des centres médicaux spécialisés» hors des structures pénitentiaires.
M. Mahmoudi a été condamné par un tribunal libyen en juillet 2015 à la peine de mort avec huit autres dirigeants, dont Seif al-Islam El Gueddhafi, fils de l’ancien dictateur, pour leur rôle présumé dans la répression meurtrière de la révolte de 2011, lors d’un procès dénoncé comme expéditif par l’ONU et des ONG. Chef du gouvernement de 2006 jusqu’aux derniers jours du régime, M. Mahmoudi avait fui la Libye en septembre 2011, peu après la prise de Tripoli par les rebelles. Il avait été arrêté le 21 septembre 2011 à la frontière sud-ouest de la Tunisie, puis livré à Tripoli le 24 juin 2012 après neuf mois de détention en Tunisie, où son extradition très controversée avait déclenché une crise politique. En mai 2012, al-Baghdadi al-Mahmoudi, alors emprisonné en Tunisie, avait affirmé, selon des propos rapportés par ses avocats tunisiens, que la Libye avait bien financé la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. Les accusations de financement libyen avait été lancées en 2011 par Saïf al-islam El Gueddhafi qui les a réitérées en 2018. Nicolas Sarkozy, qui nie les faits qui lui sont reprochés, a été mis en examen le 21 mars 2018 pour «corruption passive», «recel de détournements de fonds publics libyens» et «financement illégal de campagne électorale».

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