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Il enrichit son uranium et prévoit de s’affranchir d’autres obligations

L’Iran tente l’électrochoc

L’accord de Vienne a été conclu entre l’Iran et le groupe dit des Six (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), après 12 ans de crise autour du programme nucléaire iranien. Dans ce document, l’Iran s’est engagé à ne pas se doter de l’arme atomique.

L’Iran a pris date hier, à l’expiration de la date limite qu’il avait accordée aux pays signataires de l’accord sur le nucléaire en 2015 pour trouver une solution à même de transcender les sanctions américaines imposées par l’administration Trump après que le président américain eut décidé de déchirer le document signé par son prédécesseur, Barack Obama. Téhéran a donc commencé, hier, à enrichir de l’uranium au-delà du niveau imposé par ledit contrat conclu et cela malgré les mises en garde et les appels à la modération lancés non seulement par la France et le Royaume-Uni mais aussi par la Russie et la Chine.»Dans quelques heures», une fois qu’auront été réglés quelques détails techniques, l’Iran reprendra l’enrichissement de l’uranium à un taux supérieur à 3,67%, avait annoncé aux médias, dans la matinée d’hier, le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) Behrouz Kamalvandi, qui n’a pas mentionné le nouveau taux auquel l’Iran compte désormais enrichir son uranium. A la demande des Etats-Unis, dont la réaction a été aussi vive que celle d’Israël, une réunion extraordinaire de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été convoquée pour le 10 juillet, afin d’examiner les dérogations à l’accord décidées par l’Iran.
Pour nombre d’observateurs, Téhéran n’avait pas d’autre choix que celui-là, dés lors que les pays signataires, notamment européens, se sont montrés incapables de suppléer aux conséquences de la décision du président américain Donald Trump en mai 2018 d’une sortie unilatérale de ce pacte avec un rétablissement aggravé des sanctions afin de saper l’économie iranienne et de déstabiliser le pays. L’accord de Vienne a été conclu entre l’Iran et le groupe dit des Six (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), après 12 ans de crise autour du programme nucléaire iranien. Dans ce document, l’Iran s’est engagé à ne pas se doter de l’arme atomique et à réduire de manière drastique les autres activités nucléaires. En contrepartie, les sanctions internationales qui avaient mis à mal son économie pendant de nombreuses années devaient être progressivement levées. Or, il n’en a rien été. Pire, elles ont été durcies par l’administration Trump, persuadée que c’est en prenant à la gorge l’ennemi iranien qu’elle parviendrait à le réduire à sa merci.
Argument de Trump et, bien sûr, de son mandant Benjamin Netanyahu, l’Iran n’a jamais renoncé, disent-ils à qui veut bien les entendre, à la bombe atomique et s’y ajoute le fait qu’il est responsable de tous les maux du Moyen-Orient. C’est aller très vite en besogne, eu égard à ce qui se passe dans les territoires palestiniens occupés, avec la bénédiction de Trump et de ses plus proches conseillers connus pour être des sionistes extrêmes et des fondamentalistes.
Avec l’introduction de nouvelles sanctions extraterritoriales en août 2018, Trump a contraint à la fuite les entreprises étrangères qui avaient investi en Iran depuis 2016 et porté ainsi un coup sévère à une économie iranienne déjà malmenée qui se trouve du coup en récession aggravée.
Faisant preuve d’une « patience stratégique », l’Iran a interpellé les autres Etats signataires de l’accord pour garantir la sauvegarde de ses intérêts. En vain. Las des promesses non tenues de ces pays, Téhéran a annoncé, voici deux mois qu’il va s’affranchir dès le 7 juillet, de deux des engagements pris à Vienne, à savoir le respect de la limite fixée à ses stocks d’eau lourde (1,3 tonne) et de celle imposée à ses réserves d’uranium faiblement enrichi (300 kilos). Avec cet électrochoc, il entend obtenir satisfaction, faute de quoi il confirme également son intention de s’affranchir d’autres obligations, dans les deux mois qui viennent. En d’autres termes, la balle est dans le camp des puissances qui ont promis leur « garantie ».

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