{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Une nouvelle procédure d'«impeachment» menace Trump

L'impossible réconciliation

Donald Trump va-t-il se retrouver, aujourd'hui même, sous le coup d'une nouvelle procédure de destitution, un scénario sans précédent dans l'histoire des Etats-Unis alors que, face aux critiques et aux condamnations émanant de tous les côtés, il ne désarme pas. Après les violences du 6 janvier au Capitole, un texte de mise en accusation («impeachment»), rédigé par des élus démocrates à la Chambre des représentants, accuse le président républicain d'avoir «délibérément fait des déclarations» appelant à l'invasion du bâtiment du Congrès par ses partisans. Ces derniers manifestaient contre la certification de la victoire de Joe Biden par le Congrès mais ils ont ensuite débordé le dispositif pour investir la séance parlementaire, dans des échauffourées qui ont entraîné la mort de cinq personnes dont un policier. L'article de mise en accusation, signé par au moins 180 parlementaires, reproche à Donald Trump d'avoir «gravement mis en danger la sécurité des Etats-Unis et de ses institutions de gouvernement». Il appartient désormais à la présidente de la Chambre des Représentants Nancy Pelosi de lancer cette seconde procédure et elle s'y est engagée au cas où Trump refuserait de démissionner sur le champ. «Il est fou, déséquilibré et dangereux. Il doit partir», a-t-elle martelé, justifiant sa démarche auprès du chef d'état-major de l'armée américaine pour veiller à empêcher Donald Trump d'utiliser les codes nucléaires. Le président-milliardaire a déjà fait savoir à ses proches qu'il n'a aucune intention de démissionner, même si dans le camp républicain, certains élus n'écartent plus la possibilité de voter en faveur d'un nouvel «impeachement». Et il s'en est pris à son canal de communication favori, Twitter, qui lui a fermé ses comptes, clamant à l'adresse de ses 75 millions de «patriotes»: «Nous ne serons pas réduits au silence.»
Agitant la menace de représailles, il a reçu le soutien du secrétaire d'Etat Mike Pompeo qui a déclaré: «Museler la liberté d'expression est dangereux».
Fin 2019, Trump avait déjà subi une procédure de destitution, lancée par la même Nancy Pelosi, mais il avait été acquitté par le Sénat, dominé par les Républicains.
Comme il doit être jugé coupable par au moins les deux tiers du Sénat, une hypothèse hautement improbable, il n'y aura donc qu'un coup d'épée dans l'eau, tenté par les Démocrates. Mais dans quel but, alors?
L'objectif est d'empêcher l' éventuel retour de Donald Trump sur la scène politique américaine, notamment lors de la campagne présidentielle de 2024. Interpellé par des sénateurs républicains proches du président sortant, afin de mettre un terme à la curée, Joe Biden s'est bien gardé de prendre une quelconque position, laissant le soin au Congrès de «décider».
Un Congrès qui, à l'instar des Etats-Unis en général, aura bien du mal à panser ses plaies et tenter l'impossible défi de la réconciliation.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours