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Présidentielle en Tunisie

Chahed renonce à sa deuxième nationalité

Candidat à l’élection présidentielle anticipée du 15 septembre prochain, l’actuel chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed, a créé la surprise en annonçant mardi soir avoir renoncé à sa deuxième nationalité, une condition préalable pour pouvoir se présenter devant les électeurs de son pays. C’est dans un post qu’il a publié préalablement sur sa page Facebook qu’il a rendu publique la nouvelle, reprise à leur tour par l’agence officielle TAP et par plusieurs médias locaux.Youssef Chahed a ainsi écrit, dans ce post, que «l’article 74 de la Constitution stipule que tout candidat à la présidence de la République titulaire d’une autre nationalité doit présenter un engagement d’abandon de la deuxième nationalité à l’annonce de son élection». Il a, en outre, pris soin d’expliquer les tenants et les aboutissants de la procédure en soulignant qu’il avait obtenu sa deuxième nationalité «comme des centaines de milliers de Tunisiens ayant résidé et travaillé à l’étranger». Clin d’œil qui pouvait passer difficilement inaperçu, il a « appelé » tous les autres candidats qui seraient dans une situation identique à agir de la même manière, laissant clairement entendre qu’il ne serait donc pas le seul sur les 26 candidats validés par l’ISIE à partager cette particularité. L’agence TAP a cru nécessaire, pour sa part, de situer les choses dans leur contexte, se référant à une source quasi anonyme selon laquelle le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed avait fait des études en France et et qu’en sa qualité de résident et de travailleur il a été titulaire de la nationalité française avant d’y renoncer le jour même où il a déposé sa candidature au scrutin présidentiel, c’est-à-dire le 9 août 2019. Fort à propos, le fait est confirmé par le Journal officiel de la République française, datant du 20 août 2019, qui a publié l’information de l’abandon par Youssef Chahed de sa nationalité française. Rappelons qu’en vertu de l’article 74 de la Constitution, si le candidat à la présidence de la République est titulaire d’une autre nationalité que la nationalité tunisienne, il doit présenter dans le dossier de candidature un engagement stipulant l’abandon de l’autre nationalité, et ce à compter de l’annonce de son élection en tant que président de la République.
Parmi les autres candidats au scrutin du 15 septembre prochain, il y a ceux qui sont notoirement connus pour se trouver dans le même cas que Youssef Chahed, notamment avec une double nationalité. Il s’agit notamment de Hechmi Hamdi, président du Courant Al-Mahaba, et Mehdi Jomaâ, président du parti Al-Badil et également ancien chef de gouvernement. Mais la liste pourrait réserver quelques surprises dans les prochains jours, sinon les prochaines semaines, l’exigence de l’abandon de la deuxième nationalité étant pour tous les cas de figure une épée de Damoclès suspendue par la Constitution et la loi électorale.
Sur un registre plus serein, on apprend que l’aéroport international de Tunis-Carthage sera ouvert, aujourd’hui, au public, après sa fermeture durant plus d’un mois et demi
(le 27 juin, au lendemain des deux attentats perpétrés à Tunis ) pour des raisons de sécurité. La décision de réouverture de l’aéroport au public, a été prise suite à une réunion tenue hier matin au Palais du gouvernement, à la Kasbah, entre le chef du gouvernement Youssef Chahed, et les ministres de l’Intérieur Hichem Fourati et du Transport, Hichem Ben Ahmed, qui ont présenté un rapport sur les dispositifs mis en place pour le renforcement des mesures sécuritaires préventives dans l’aéroport. 

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