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Oui, Khalifa Haftar «ne représente rien devant la grandeur de la Libye»

Aux côtés du peuple libyen frère et de personne d’autre

Il est extrêmement rare, pour ne pas dire impossible, que la diplomatie algérienne verse dans le discours factuel, prenant à partie telle ou telle faction dans un conflit armé, surtout quand ce discours est supposé émaner d’une source autre que diplomatique. Comment la chaîne al Jazeera dont on connaît bien le « discours » sur notre pays, depuis de nombreuses années, a-t-elle « obtenu » cette information selon laquelle le Premier ministre Noureddine Bedoui aurait déclaré que le maréchal Khalifa Haftar « ne représentait rien devant la grandeur de la Libye », lors de l’audience accordée, mardi dernier, au ministre libyen des AE Fathi Bachagha, en visite officielle en Algérie. « Le général à la retraite Khalifa Haftar ne représente rien devant la grandeur et la sacralité de la Libye et son importance régionale et internationale», aurait-il déclaré, appelant le président de l’Union africaine (UA) en exercice, le chef de l’État égyptien Abdel Fattah al-Sissi, à « désigner clairement les États qui contribuent à la déstabilisation de la Libye et à les citer nommément ». Dans le même élan, selon al Jazeera toujours, Bedoui aurait également demandé à l’Onu « d’émettre un communiqué relatif à la situation actuelle qui prévaut en Libye, notamment les tentatives du maréchal Haftar de s’emparer de la capitale Tripoli ».
La position de l’Algérie sur le conflit libyen est limpide et elle s’est constamment traduite par le soutien résolu et permanent à la médiation que l’ONU conduit depuis décembre 2015, avec l’accord interlibyen sur la création du gouvernement d’union nationale que conduit Fayez al Serraj. Immuable dans sa doctrine, cette démarche est en outre conforme à la position de l’Union africaine qui mène des efforts conséquents dans le cadre du Haut Comité pour la Libye au sein duquel la diplomatie algérienne joue un rôle moteur.
Il est clair que l’offensive du maréchal Khalifa Haftar a été ressentie comme un coup de poignard dans le dos, non seulement du GNA mais aussi et surtout des médiations complémentaires de l’ONU et de l’UA que son agression a « proprement » dynamitées. Mû par des intérêts autres que ceux du peuple libyen, le général à la retraite Khalifa Haftar, soutenu par des capitales qui œuvrent, elles aussi, pour leurs seuls intérêts, voit dans la prise de Tripoli la concrétisation de sa volonté de puissance, tant il ambitionne de devenir le nouveau maître incontestable et incontesté du pays, quitte à en brader les richesses et, pire, embraser la sous- région maghrébine. A cette seule fin, il s’enveloppe allègrement du burnous de grand rédempteur face à ce qu’il qualifie de « forces terroristes » alors qu’il mène, contre elles et contre toute la population civile de la Tripolitaine, une guerre cruelle et fortement intéressée. Se doute-t-il seulement que le « soutien » conjoncturel des puissances occidentales lui est « accordé » pour faire pression sur l’Algérie afin qu’elle prenne à sa charge les évènements du Sahel ?
Haftar est ce que l’on peut considérer comme un « mauvais élève », pour reprendre la célèbre formule du général vietnamien Gyap à propos du colonialisme, au lendemain de sa victoire spectaculaire à Diên Biên Phü. Ses mésaventures du Tchad et sa longue période de stage aux Etats-Unis ne lui ont pas servi, apparemment, à grand-chose, sinon à laisser dans l’histoire de son pays quelques lignes couleur de sang et d’opprobre perpétuel. Quant à al Jazeera, on devine sans peine quels calculs déraisonnables se cachent derrière ses « révélations », comme si la Libye devait participer au jeu du chat et de la souris auquel s’occupent les monarchies du Golfe, tout en bombardant joyeusement les populations civiles yéménites.

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