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Un pas décisif

Parmi les propositions qui figurent dans le rapport final de l’Instance nationale de dialogue et de médiation (INDM), remis dimanche au chef de l’état, Abdelkader Bensalah, il y a la création d’une Autorité nationale indépendante chargée des élections dont la mission consistera à « concrétiser et approfondir la démocratie constitutionnelle et promouvoir le régime électoral » pour aboutir à une « alternance pacifique et démocratique au pouvoir ». Ce rapport du panel signifie tout d’abord qu’il a bel et bien réussi sa mission, après avoir été décrié par ceux qui cherchent à maintenir le pays dans la crise. Et, en chargeant Karim Younès de poursuivre ses efforts en menant à bien la composition d’une Autorité indépendante, le chef de l’Etat conforte le travail accompli, à un moment où la grande majorité des Algériens a pris conscience des dangers qui guettent le pays et donc de la nécessité de sortir au plus vite de l’ornière actuelle dans laquelle il se trouve.
Cette préoccupation n’est plus seulement celle de l’Etat, mais elle est également celle du peuple, en général, qui réclame haut et fort la tenue de l’élection présidentielle « dans les meilleurs » délais, sachant que l’absence d’un président de la République démocratiquement élu constitue un handicap, sinon un risque, au moment où l’Algérie est confrontée à un environnement régional et international particulièrement agité. Cette prise de conscience collective quant aux implications visibles et latentes de la crise est aussi motivée par la conviction que le rôle diplomatique de notre pays s’en trouve, depuis six mois, quelque peu amoindri. Raison pour laquelle il est plus qu’urgent de procéder à l’élection d’un président démocratiquement élu afin qu’il renforce la dynamique de notre diplomatie dont les atouts ne sont plus à présenter. Depuis le 22 février, les grandes capitales ont observé, au gré de leurs intérêts bien compris, le sens et les conséquences du Mouvement populaire dans notre pays. Six mois plus tard, elles relèvent, avec satisfaction, que la crise a été bien gérée, contrairement aux prédictions de certaines officines promptes à souhaiter et à prédire l’apocalypse, et qu’en fin de compte, le dénouement est de plus en plus proche. Un dénouement qui s’inscrit dans le strict respect de la légalité constitutionnelle et qui permettra, le moment venu, au peuple de s’exprimer en toute souveraineté, sous le regard attentif d’une instance indépendante chargée du suivi et du contrôle des élections.

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