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Un mal absolu

Dans le sillage du vice-ministre de la Défense, chef d’état-major, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah qui a fait de la lutte contre la corruption un pilier de son engagement en faveur du peuple et du pays, le ministre de la Justice a jugé nécessaire de réaffirmer, lors d’une journée d’étude sur la « Lutte contre la corruption et la protection de l’économie nationale », à l’Ecole supérieure de la magistrature de Koléa, que «les autorités suprêmes du pays sont déterminées à aller de l’avant dans la lutte et l’éradication, à la racine, de la corruption, parallèlement à la restitution des avoirs volés et la protection des biens de la Nation ». C’était sans doute pour lever toute équivoque sur les raisons profondes qui ont rendu impérative cette action de salubrité publique, à un moment où le corps politique et social est gangréné au plus haut point par un fléau devenu une méthode de gestion et de promotion. Le ministre a plaidé en faveur d’une approche fondée sur « l’application rigoureuse de la loi et la garantie de poursuites et de jugements conformes aux exigences de procès équitables ». Comme il n’a pas manqué de souligner, parmi les objectifs essentiels de la démarche, le fait que « le jugement des criminels et des corrompus ne sera pas efficace sans la restitution des biens volés, dans le cadre des conventions internationales, bilatérales et régionales » dont la Convention des Nations unies constitue le principal moteur. Il n’est pas besoin de s’étendre sur l’ampleur des dégâts subis par l’économie du pays et les conséquences négatives du phénomène sur le développement dont le peuple peut considérer à juste titre qu’il a été spolié. A ce titre, les corrompus qui défilent actuellement devant les magistrats instructeurs et dont les dossiers sont lourds de preuves concrètes peuvent être effectivement placés « sur le même pied d’égalité que le terrorisme et le crime transfrontalier », compte tenu de la dimension de leurs méfaits, commis du reste, pendant de nombreuses années, avec une arrogance et une immoralité sans borne. En engageant la procédure contre les barons d’un fléau qui a dilapidé les atouts du pays, doté pourtant des richesses et des moyens de réaliser un bond socio-économique à la hauteur de ses ambitions naturelles, l’institution judiciaire assume une lourde responsabilité, en toute rigueur et probité. Plus que jamais, il lui appartient de faire la preuve de sa détermination à agir, en toute impartialité et en toute sérénité, pour débarrasser le pays d’un mal absolu.

De Quoi j'me Mêle

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