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Récupération de l’argent volé

«Le fil blanc du fil noir. » L’expression est du général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah. Nous en avons l’illustration aujourd’hui. S’il est vrai que la présomption d’innocence doit prévaloir avant la sanction d’un procès, il est insensé de croire que les affaires de corruption actuellement traitées par la justice se termineront toutes par des non-lieux ou des acquittements. Il est donc, légitime de penser à la récupération de l’argent public détourné et de la meilleure manière d’y parvenir. Le 21 mai dernier, lors de l’installation du nouveau procureur général de la cour d’Alger, le ministre de la Justice, Slimane Brahmi, avait précisé l’importance que son secteur accorde à la récupération des avoirs de la corruption. C’est, avait-il dit, la « pierre angulaire » de la lutte contre la corruption. Il est certes vrai que la partie n’est pas facile, mais pas impossible. « Nous avons un dispositif législatif qui permettra effectivement de récupérer les avoirs qui peuvent être confisqués ou gelés à l’étranger, même ici en Algérie. Nous avons un texte de loi 01-06, celui de 2006, qui concerne la lutte et la prévention contre la corruption, ce qu’il faut savoir c’est que ce texte de loi est tiré de la convention des Nations unies contre la corruption » a déclaré, au forum d’El Moudjahid, Maître Hind Benmiloud, avocate spécialiste en droit des affaires. Il faudra néanmoins beaucoup d’efforts et de persévérance. En tout état de cause ne jamais baisser les bras. Ne voilà-t-il pas, que dimanche dernier, l’ancien gouverneur de la Banque centrale sous Hamrouche, Abderrahmane Hadj Nacer, est venu lancer, à partir de la radio publique, Chaîne 3, que « l’argent détourné ne pourra jamais être récupéré ». Pourquoi et comment ? Il se contentera de dire « qu’aucun pays au monde n’a réussi une telle opération ». Il a juste oublié l’affaire des fonds juifs en déshérence de la Seconde Guerre mondiale. Hadj Nacer désigne les vaincus avant même que le combat ne commence. Pour saper le moral des Algériens, il n’y a rien de mieux. Ce qui explique, le retour sur le sujet par le ministre de la Justice, lundi dernier à partir de Tipasa. « Le jugement des criminels et des corrompus ne sera pas efficace sans la restitution des biens volés dans le cadre de conventions internationales, bilatérales et régionales », a-t-il précisé. Prendre les armes contre une colonisation de 124 ans, cela, aussi, paraissait, en 1954, insensé. Et pourtant !...

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