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Pressions, après Lalmas, Benbraham

Et pan ! Le panel fait bien de ne pas communiquer systématiquement le nom des nouvelles personnalités qui viennent grossir ses rangs. On sait que grâce à ses nouveaux arrivés, un comité des sages a pu être créé au sein du Panel. Ainsi que plusieurs commissions, chacune dirigée par une de ces personnalités. Le travail bat son plein et l’organisation du dialogue est déjà entamée. Mais voilà que l’avocate Maître Fatma-Zohra Benbraham loin de se cacher a déclaré publiquement à un journal qu’elle avait rejoint le Panel. Dans le même élan, elle a donné son avis sur plusieurs sujets d’actualité. Peu importe ces sujets. L’essentiel est qu’elle a le droit, en démocratie, de donner son avis sur tous les sujets qu’elle souhaite aborder. Ce n’est pas l’avis de tout le monde, puisque dès qu’elle s’est exprimée, les censeurs sont sortis de partout. Surtout parmi ses propres confrères. On ne rapportera ni ce qu’elle a dit ni ce que ses censeurs lui reprochent. C’est le procédé qui est intéressant à relever. Dès qu’une personnalité n’est pas dans une tonalité de contestation, elle est ciblée par la propagande des gardiens du temple. Il n’y a rien de nouveau dans la méthode. C’est aussi vieux que la cohabitation politique dans notre pays. Si quelqu’un dit vrai et que cela profite au pouvoir en place c’est un «chyate». Si quelqu’un a tout faux et que cela profite à l’opposition, c’est un «mokh». Nous n’avons pas l’exclusivité du procédé. C’est calqué sur ce qui a cours de l’autre côté de la Méditerranée. Là-bas, ils encadrent la censure par le «politiquement correct». A la moindre «sortie de route», des «guetteurs» sonnent l’hallali. Et tous les relais se mettent au travail. Il faut l’avoir vécu pour en mesurer pleinement l’ampleur. La dernière victime de ces «bien-pensants» a été Smaïl Lalmas, expert en économie. Son tort a été de rejoindre le Panel. Il a suffi de quelques heures de cette «thérapie» propre aux censeurs pour le faire céder et annoncer sa démission du Panel. Il est vrai qu’il n’avait aucune expérience de ce «monde»-là. Un gentil économiste plongé dans ses réflexions qui, soudain, a décidé de s’exposer. Le coup a été aussi fort qu’une insolation sous le soleil de midi en plein mois d’août de canicule. Depuis, il multiplie les plateaux télés. Bizarre.
Pour Mme Benbraham, c’est différent. Elle est plutôt du genre à ne pas se laisser intimider. Elle sait se défendre. L’important, c’est le dialogue ! 

De Quoi j'me Mêle

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