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Où va le FLN ?

Une procédure de levée d’immunité parlementaire a été engagée contre le député et secrétaire général du Front de libération nationale (PFLN) Mohamed Djemaï, selon un communiqué du bureau de l’assemblée populaire nationale (APN), diffusé mardi dernier. C’est à la demande du ministère de la Justice que cette levée de l’immunité parlementaire pour Mohamed Djemaï et deux autres députés, à savoir, Benhamadi Ismail et Berri Sakera, a fait l’objet d’un examen par le bureau de l’APN qui a donné son accord pour fixer la date de la réunion plénière de l’APN en vue de statuer sur la base du rapport de la Commission des Affaires administratives et juridiques. La question se pose désormais de savoir si Mohamed Djemaï, interpellé par la justice sur un dossier présumé de corruption, doit demeurer ou non à la tête du parti du FLN. Il ne s’agit pas là d’une question cornélienne, puisque son prédécesseur Djamel Ould Abbès est actuellement en détention provisoire à la prison d’El Harrach, après une saisine par le magistrat instructeur de la chambre d’accusation. Voici presque une décennie, les portes du premier parti du pays ont été grandes ouvertes par le secrétaire général de l’époque, Abdelaziz Belkhadem, aux candidats de la «chkara» qui ont investi en masse la maison d’Hydra, avec, comme premier objectif, de s’assurer une immunité opportune. Puis, l’appétit venant en mangeant, les nouveaux venus se sont mis à convoiter des postes autrement plus juteux, à savoir la présidence de commissions, au sein de l’APN. Celle-ci n’a-t-elle pas été, d’ailleurs, sous la férule de Amar Saâdani, dont l’itinéraire depuis la station d’essence d’El Oued au siège de la représentation nationale, avant d’aboutir à Neuilly, aura été de « toute beauté » ? Bon nombre de nouveaux riches, forts des fortunes amassées plus ou moins licitement, ont investi, et c’est le mot, les arcanes du FLN, poussant vers la porte de sortie bon nombre de militants sincères, et au fur et à mesure de leur montée en puissance, ils sont parvenus à imprégner le vieux parti de leur sceau indélébile, celui des affaires et surtout des affaires. Il ne faut donc pas s’étonner qu’aujourd’hui ce soit Mohamed Djemaï qui succède à Ould Abbès et que demain ce soit encore leur alter ego qui s’installera en maître des lieux, rue du stade, à Hydra. Le FLN tel que l’ont pensé ses fondateurs authentiques n’a pas survécu aux aléas de l’indépendance et son héritier depuis, le parti du FLN, n’est plus qu’une coquille vide au service des intérêts d’une nouvelle caste de prétendus managers.

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