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Menaces sur les vendredis

Prévisible. « Les marches pacifiques ont fait l’objet de menaces gravissimes qui ont été déjouées par les services de sécurité », c’est ce qu’a déclaré, samedi dernier, notre ministre de l’Intérieur, Salaheddine Dahmoune. Sans plus de détails. Il a cependant promis que le directeur général de la Sûreté nationale en dira plus sur ces menaces « ultérieurement ». Pourquoi toutes ces précautions ? Pour ne pas être «accusé de vouloir alarmer les citoyens », explique le ministre. Deux remarques s’imposent. La première est que même les profanes en matière de sécurité savent que les mouvements de foule sont très compliqués à sécuriser. Plus une masse est compacte et plus difficile il sera de protéger des personnes se trouvant à l’intérieur de cette masse. Il suffit d’un mouvement de panique pour faire un nombre incalculable de victimes. Pour preuve, l’Arabie saoudite n’est toujours pas parvenue à maîtriser les mouvements de foule lors de la lapidation du « Chitane » à Mina. Depuis plus de trente ans, ces mêmes lieux connaissent régulièrement les mêmes mouvements de panique qui causent des centaines et des milliers de morts. Le dernier en date a eu lieu le 24 septembre 2015 qui a fait plus de 2000 morts. Les départs de panique peuvent être divers et variés. Une fausse alerte lancée au milieu de la foule. Une panne d’aération dans un tunnel. Deux groupes de personnes qui se croisent. Etc. Etc. On peut déjà comprendre pourquoi le tunnel des Facultés à Alger est fermé par la police le vendredi. Ainsi que certaines trémies. Si ces événements peuvent être classés dans la rubrique « catastrophes naturelles », il en est d’autres qui n’ont rien de naturel. Rappelons pour les plus jeunes que lors des manifestations d’octobre 1988 à Alger, une importante marche qui avait pris le départ de la place du 1er Mai a été stoppée net à Bab-El Oued par une fusillade dont personne, à ce jour, ne sait qui en est le ou les auteurs. C’était le lundi 10 octobre 1988. Bilan : 39 morts et un nombre indéterminé de blessés. Aujourd’hui, dans un contexte marqué par le terrorisme dans le monde, mais aussi le long de nos frontières, mais également et surtout à l’intérieur même du pays comme en témoigne le dernier bilan du MDN qui fait état de 49 terroristes neutralisés au cours du 1er semestre de cette année, personne ne peut dire qu’aucune menace ne pèse sur les manifestants du vendredi. Les citoyens doivent savoir la vérité. Prévention oblige !

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