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Les véritables urgences

La mobilisation populaire de vendredi dernier devait servir de test quant à la permanence du mouvement dans la mesure où ce 28ème épisode intervenait à la veille de la rentrée sociale. D’aucuns estimeront que le « succès » aura été de la partie et qu’il augure par conséquent d’ un vendredi prochain à la hauteur des ambitions des marcheurs qui maintiennent, depuis des mois, les mêmes revendications. D’autres considèrent, par contre, que l’essoufflement est manifeste, si l’on peut dire, et que la surenchère des slogans brandis, ces derniers mois, a pour effet de démobiliser de plus en plus de citoyens, convaincus que le mouvement est manipulé à des fins plus que douteuses. Et ils en veulent pour preuve que la plupart des revendications ont été concrétisées, parfois bien au-delà des attentes comme c’est le cas des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la corruption.
Toujours est-il que, pour une bonne partie des formations politiques, la prise de conscience est allée crescendo quant à la nécessité d’encourager et de participer au dialogue inclusif, tout à la fois, seule et unique voie de sortie de crise. Les efforts de l’instance nationale de dialogue et de médiation commencent, sans doute, à porter leur fruit, de sorte que ces partis politiques appuient la démarche comme étant « l’unique voie pour un consensus national entre tous les courants de la société », lequel consensus doit permettre , au plus vite, l’élection présidentielle, clé de voute de la sauvegarde des intérêts supérieurs du pays.
Ainsi, se dessinent, pas à pas, les véritables urgences que sont la révision de la loi électorale, condition préalable d’une organisation irréprochable du scrutin présidentiel, et un large débat inclusif qui doit permettre de définir la composante et les missions de l’instance chargée de la surveillance du processus électoral, soit par le biais d’une conférence nationale réunissant les partis politiques, la société civile et des personnalités nationales crédibles, soit sous une autre méthodologie, l’essentiel étant le souci et la volonté de privilégier l’intérêt de l’Algérie, avant toute autre considération. Il faut bien mesurer les conséquences de six mois de mobilisation populaire sur l’économie nationale et prendre conscience des dangers internes et externes qui ont revêtu la forme de coups de boutoir, devenus peu à peu des diktats, dans le seul but de conduire le pays dans une impasse totale, au nom d’une transition qui serait la porte ouverte à toutes les tentatives de sape ou, pire, d’ingérences.

De Quoi j'me Mêle

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