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Les leçons d’un peuple

Le dialogue ne peut pas être considéré comme un simple instrument entre les mains des politiques pour gérer quelques situations problématiques. Ce devrait être une constante dans la vie de toute nation qui aspire à l’émergence, à tout point de vue. C’est par ce moyen civilisé qu’on stabilise n’importe quel édifice social. Il est impensable de croire qu’une société puisse régler ses conflits, se développer et assurer le bien-être de ses membres, en dehors du consensus autour de questions centrales. Lequel consensus ne peut être obtenu qu’à travers une pratique permanente du dialogue, mû par le respect de l’Autre.
A plus forte raison lorsque l’Autre en question partage un espace, une histoire, une destinée et le même rêve que soi. Dans le cas de l’Algérie, il n’est pas besoin de trop palabrer pour définir cette nation, née dans la douleur d’une guerre anticoloniale, de loin, la plus féroce du XXe siècle. Le peuple n’a pas eu à dialoguer avec la puissance coloniale pour arracher son indépendance. L’élite a choisi pour lui le chemin qu’elle croyait le plus à même de garantir son bonheur. Il a rectifié la trajectoire en émergeant brutalement sur la scène politique où il était mis à l’écart. C’était en 1988. Il y a laissé des martyrs. Depuis, les soubresauts n’ont pas manqué, et chaque conquête apportait son lot de nouveaux martyrs. Il y a eu le Printemps noir. Un moment douloureux, mais qui a ouvert le peuple sur son identité profonde.
Les Algériens ont retenu toutes ces leçons et l’ont clairement montré dans les stades de football d’abord, avant de déborder sur la place publique. Ils ont crié leur désir de démocratie. Leur énième intrusion subite sur la scène politique n’aura pas été brutale, cette fois. Le message est on ne peut plus clair : le pays n’a pas besoin de martyrs supplémentaires pour avancer, mais de dialogue, dans son sens le plus profond. L’on a vu, lors des premières semaines de manifestations, une symbiose merveilleuse entre les Algériens. Mais cela c’était avant que les idéologues et autres professionnels de la politique politicienne ne s’en mêlent. Ces derniers ont tous évoqué le dialogue, mais chacun l’a vu à sa propre porte. Résultat : on ne sait plus qui veut dialoguer et qui ne le veut pas. En cette période révolutionnaire, les martyrs de l’indépendance et de la démocratie doivent impérativement nous servir, non pas pour nous chamailler, mais pour hisser le pays vers le haut. Cela passe par le dialogue. 

De Quoi j'me Mêle

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