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La justice sur deux fronts

Exploit. Il y a des signes qui ne trompent pas. Le secteur de la justice vit des moments exceptionnels. Non seulement, il s’attaque à des dossiers lourds de corruption impliquant de hauts responsables de l’Etat et des hommes d’affaires les plus en vue, mais aussi, avec une communication a minima, il fait le «grand ménage» dans ses rangs. Dans la même journée de jeudi dernier, le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a procédé à un large mouvement de 35 présidents de cours ainsi qu’à un autre mouvement aussi large de procureurs généraux près 32 cours de justice. Une semaine auparavant, c’était, carrément, le ministre de la Justice, Slimane Brahmi, nommé à ce poste il y a à peine quatre mois, qui a été remplacé par Belkacem Zeghmati. Lequel Zeghmati venait juste de récupérer (le 20 mai dernier) son poste de procureur général de la cour d’Alger dont il avait été démis en septembre 2015. Même le secrétaire général du ministère, Samir Bourehil, a été remercié et remplacé par Mohamed Zougar qui a une longue carrière dans la magistrature et qui était en disgrâce à Bouira. Le 15 juin dernier, c’est un nouveau président de la Cour suprême, Abderrachid Tabti, qui a remplacé Slimane Boudi en poste depuis 2013. Le même jour a eu lieu l’installation d’un nouveau procureur général près la Cour suprême, Abderrahim Madjid. Dans ce même mouvement eut lieu la nomination du président de la cour d’Alger, Gasmi Djamel, ainsi que différents cadres centraux du ministère de la Justice. Quelques jours avant, le 3 juin pour être précis, c’est l’Office central de répression de la corruption (Ocrc) qui se voit doté d’un nouveau DG en la personne de Mokhtar Lakhdari. A signaler également que le jour de la comparution (le 16 mai dernier) des deux ex-Premiers ministres (Ouyahia et Sellal), ainsi que d’autres ministres, devant le procureur de la République de Sidi M’hamed à Alger, ce poste venait juste de changer de titulaire. Bendaas Fayçal avait remplacé El Bey Khaled. Comme le meilleur est toujours pour la fin, même l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh est sous le coup d’une Istn et d’une enquête «pour des faits de corruption» confiée à l’Ocrc. Pourquoi l’Ocrc ? Du fait que cet office ait été marginalisé, il est plus sûr de ne pas y trouver des larbins de Louh. Ces deux fronts (interne et externe) sont menés avec succès par la justice grâce à l’appui et la protection de l’institution militaire. Le changement du système a déjà commencé ! 

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