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La grande attente

Que l’Algérie soit confrontée, en ces temps de manifestations périodiques, à des manœuvres hostiles, qui pourrait en douter ? Que celles-ci soient l’œuvre de forces internes et externes, les unes instrumentalisées par les autres, on ne peut également l’ignorer. Cela étant, le fait est que les manifestations qui se succèdent, depuis le 22 février, ont surtout des causes légitimes car elles traduisent le ras-le-bol engendré par les nombreuses avanies d’un pouvoir résolu à protéger ses privilèges. Ignorer cette donne, c’est tout simplement ignorer les aspirations profondes qui sont à la source de la mobilisation de millions d’Algériennes et d’Algériens, notamment toute la jeunesse du pays. L’engagement solennel de l’armée à accompagner ces aspirations, au début du Hirak, puis sans cesse réitéré, s’accompagne de la nécessité d’une recherche urgente de dialogue. Elle s’amorce, aujourd’hui, afin d’aboutir à une position consensuelle de l’ensemble des forces politiques et sociales. Reste à espérer que celle-ci soit suffisante pour prémunir le pays des écueils qui risquent de le conduire au chaos.
Le danger est loin d’être imaginaire tant le spectre de l’impasse hante les esprits. Dans les cercles politiques, associatifs et médiatiques, on s’évertue à inventer une voie à même de satisfaire toutes les attentes et toutes les ambitions. Et pour cause, quatre mois de Hirak ont placé le pays dans une situation économique préoccupante. Raison pour laquelle on ne doit plus perdre un instant pour œuvrer à résoudre la crise. Le peuple qui investit la rue, chaque vendredi, le sait mieux que quiconque, lui qui a su se défaire des apprentis sorciers qui croyaient orienter son mouvement dans le sens de leurs intérêts occultes. Pacifique et déterminé, il a mis fin aux humiliations des 4ème et 5ème mandats, tout en démontrant une expérience révolutionnaire que confortent les tragédies des peuples frères irakien, syrien et libyen. Malgré les calculs et les slogans des manipulateurs qui ont cru exploiter son éveil, aux premières lueurs du Hirak, pour protéger leur pré carré politique et économique, il a brandi l’étendard de la foi en son avenir. Cela ne signifie pas que la partie est réellement gagnée. Mais la transformation d’un refus fondateur en une éclatante réaffirmation des idéaux du 1er Novembre prouve que la conscience du peuple algérien est intacte malgré les assauts ! Elle constitue donc un indice pertinent de la capacité du Mouvement populaire à s’inscrire dans la dynamique des efforts constructifs d’une sortie de crise dont le pays a cruellement besoin.

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