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La faillite des partis politiques

Hécatombe. Maintenant que le corps électoral est convoqué et que les étapes vont se succéder jusqu’au 12 décembre prochain, il y a lieu de se pencher sur la composante du champ politique. Un champ complètement en ruine. Tous les partis qui composaient l’ancienne majorité et qui étaient regroupés sous l’appellation de «partis de l’alliance présidentielle» sont actuellement «hors service». FLN, RND, TAJ, MPA même s’ils n’ont pas disparu de la scène politique sont dans un triste état. Leurs leaders sont en prison pour des faits de corruption. Dans ces partis, l’activité partisane est nulle. Dans les partis de l’opposition, la situation n’est guère meilleure. Aucune formation dans ce groupe ne peut prétendre à un ancrage populaire honorable. Aucun regroupement ni aucune mutualisation ne sont envisageables vu la profonde division nourrie par la question du leadership. Vu l’état de «décomposition» avancée de ces deux «fromages» du champ politique, il est clair qu’aucun d’eux ne proposera de candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain. Leurs sigles eux-mêmes sont devenus des repoussoirs aux yeux de l’opinion publique. Dans ce «champs de ruines», il y a cependant un parti politique qui ne figure pas parmi les «cadavres». Il s’agit du MSP qui, dans cette nouvelle configuration, a une occasion extraordinaire de «tirer les marrons du feu». Son leader, Abderrezak Makri n’a jamais caché son intention d’être candidat à la présidentielle «dans un mois ou dans un an» a-t-il précisé lors de l’université d’été de son parti à Boumerdès le mois dernier. Ou plutôt l’intention de son parti à présenter un candidat. Ce qui revient au même. En effet, le MSP est le seul parti du top 5, à n’avoir pas été emporté par la bourrasque du 22 février. Sa base militante très conséquente à laquelle viendrait sûrement, en cas de candidature à la présidentielle, se rallier d’autres militants de partis islamistes de moindre envergure, ses réseaux très étoffés qui s’étalent sur tout le territoire national et même parmi les Algériens résidant à l’étranger ainsi que la sympathie naturelle des Algériens qui ont la même religion en partage, sont autant de facteurs favorables qui n’échappent certainement pas à Makri. Reste Benflis et Abdelaziz Belaïd dont les partis sont moins performants que le MSP. Ceci dit, la surprise pourrait venir d’ailleurs. D’un candidat hors des partis du système. C’est dans l’air du temps !

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