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L’enjeu de la légitimité

Est-ce si difficile à entendre ? Le dialogue dont on ressasse la nécessité, depuis des mois, ne concerne pas l’Armée pour la simple raison qu’elle ne peut, ni ne doit, en être partie prenante. Depuis son apparition, le Panel de la médiation et du dialogue national a connu, à son tour, le sort regrettable de tous ceux qui s’évertuent à donner au pays une chance de sortie de la crise actuelle. Son ambition était de convaincre les formations politiques, le Mouvement populaire, la société civile et des personnalités nationales indépendantes que, seule, une élection présidentielle, portant à la tête de l’Etat un candidat investi par les électeurs en toute transparence, constituerait le premier pas vers l’édification d’un Etat de droit. Ce qui implique, par nécessité autant que par conséquence, le fait que l’Armée ne saurait se laisser entraîner dans le terrain du débat politique, compte tenu de la complexité de la scène nationale où les ambitions et les divergences sont florissantes. En témoignent les intransigeances observées, aussi bien du côté du Mouvement populaire, depuis février dernier, que de celui des partis politiques qui balancent au gré des opportunismes de leurs dirigeants.
L’Algérie traverse une zone de fortes turbulences dont la genèse est tributaire de la deuxième décade des Bouteflika qui a plongé une génération dans le désespoir, la colère et l’humiliation tandis que la nomenklatura usait et abusait, sans vergogne, des largesses d’un système corrompu, clientéliste et clanique jusqu’à l’aveuglement.
Le pays est dans une réelle souffrance et la poursuite du Mouvement populaire, bien que pacifique, ne signifie pas que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les manifestations sont diverses et contradictoires dans leurs revendications, leur argumentaire et leurs attentes. Quant à la manière dont les personnes qui s’aventurent à défendre le choix du dialogue inclusif sont apostrophées, voire vilipendées, elle justifie amplement la crainte d’une manipulation et d’une exploitation radicale de la contestation par d’obscures officines. Ainsi, des chantres de la régression féconde sont-ils sortis, ces derniers temps, de leur exil doré pour venir, après des décennies, dire au peuple quelle voie il doit emprunter et de quelle manière ! Un comble. Or, le peuple a son expérience propre et sa vision des enjeux et il sait qu’il n’existe qu’une voie et une seule, dont découle toute la légitimité et toute la représentativité : la voie des urnes. Lesquelles feront émerger, en toute transparence, le chef de l’Etat démocratiquement élu, avec toute la latitude pour transformer en profondeur la République et rendre enfin justice à la volonté populaire.

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