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Khaled Nezzar, une fuite sans issue

Futur sombre. On le dit en Espagne. Il peut être ailleurs. La vie d’un fugitif n’est pas enviable. Khaled Nezzar fuit la justice de son pays. Pour aller où ? Poursuivi par un mandat d’arrêt international lancé contre lui par le tribunal militaire de Blida, il semblait ne pas mesurer la gravité d’une telle décision. Des médias algériens ont même rapporté l’avis d’avocats étrangers qui leur ont affirmé qu’une extradition d’une personne encourant la peine de mort dans son pays n’est jamais exécutoire dans les pays occidentaux. Ils ajoutent, comme dans une plaidoirie, qu’il faudrait aussi qu’une convention d’extradition ait été signée entre les deux pays. C’est-à-dire entre l’Algérie et le pays où il se réfugie. Or, il se trouve que l’Algérie n’est pas le seul pays à le poursuivre en justice. La Suisse qui l’avait interpellé en 2011 pour crimes de guerre suite à des plaintes d’Algériens qui l’accusent de les avoir torturés dans les années 90. En première instance, l’affaire est classée. Des sources affirment que c’est l’Etat algérien qui avait fait pression sur la Suisse pour faire cesser les poursuites. Les plaignants ont fait appel. Ils viennent de gagner. La procédure judiciaire suisse va donc reprendre. Mais avec en plus des plaignants algériens, une ONG internationale du nom de Trial (Track impunity always). Une ONG qui est à l’origine de l’arrestation à Londres du dirigeant chilien Pinochet. Une ONG pour qui Nezzar a commis un crime contre l’humanité (référence à la décennie du terrorisme en Algérie). La justice s’est donc mise en branle. Nezzar est convoqué pour comparaître au début du mois prochain. Que fera-t-il ? Tentera-t-il encore de fuir ? Mais pour aller où ? Il n’a plus l’Etat algérien pour le défendre comme la première fois. Traqué par la justice de deux pays est un sort peu enviable. Dans les deux cas, la peine prévue est lourde. Il est vrai que Nezzar ne doit pas avoir de problème financier. Il a certainement pris ses devants. Lorsqu’il a été arrêté la première fois la police suisse l’avait localisé dans un hôtel où le prix d’une nuit était entre 300 et 500 dollars. De plus, il aurait été rejoint par son fils à bord d’un yacht (l’argent ne manque pas) de Farid Benhamdine, un industriel dans le médicament. Tous trois sous le coup du mandat d’arrêt. Nezzar a perdu ce qu’il ne pourra jamais acheter. Il a perdu la protection de son pays. Sa fuite s’avère sans issue. Triste sort !

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