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En Libye, un optimisme théorique

Les 75 délégués libyens, sélectionnés par l’ONU et chargés de constituer un nouvel Exécutif unifié, ne sont pas parvenus à un accord sur les noms des futurs dirigeants de la Libye. Aussi, doivent-ils reprendre les pourparlers dans une semaine, donnant du grain à moudre aux observateurs qui ont averti contre les nombreuses difficultés qu’il leur faut surmonter pour aboutir à un consensus du genre à satisfaire tout le monde et son père. Bref, la crise qui se déploie depuis bientôt dix ans ne semble pas prête à prendre fin, surtout que les principaux protagonistes du conflit n’ont pas exprimé clairement leur véritable intention. « Nous avons convenu de nous retrouver dans une semaine pour une rencontre virtuelle afin qu’ils se mettent d’accord sur le mécanisme de sélection pour la future autorité », a indiqué à la presse l’émissaire par intérim de l’ONU pour la Libye, Stephanie Williams. Mais quel est le poids réel de ces « délégués » et que représentent-ils réellement au regard des parties étrangères qui tirent les ficelles depuis deux ans, au moins, aussi bien du côté de Tripoli que de Benghazi ? A ce sujet, la Manul reste étrangement discrète, elle dont on ignore jusqu’aux critères qui ont prévalu dans la « sélection » des 75 délégués chargés de déterminer le sort du peuple libyen, dans sa grande diversité ! La réponse est sans équivoque, les observateurs se disant convaincus que l’organisation des élections « nationales », annoncées pour le 24 décembre prochain, risque de provoquer quelque mécontentement, l’ONU se gardant d’indiquer la nature du scrutin : une présidentielle, des législatives, ou les deux à la fois ? Autre motif de prudence et même d’attentisme, les délégués réunis à Gammarth ( Tunis ) avaient pour tâche de désigner un chef du gouvernement ainsi que les trois nouveaux membres du Conseil présidentiel en vue d’asseoir un Exécutif libyen unifié, après des années de conflit entre les deux autorités rivales de Tripoli et Benghazi.
L’obstacle s’est avéré, pour le moment, difficile à surmonter. Reste à faire montre, comme l’émissaire par intérim de l’ONU, d’une satisfaction optimiste après l’adoption de « trois documents importants : la feuille de route pour les élections, les prérogatives des futures autorités exécutives et les critères d’éligibilité pour pouvoir y siéger ». Quant au sort des nombreuses milices censées déposer les armes et à la désignation du successeur de Fayez al Serraj, futur chef des forces armées libyennes, rien de concret n’est apparu, de sorte que l’optimisme affiché reste, pour le moins, théorique.

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