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Alors que le dinar entame une chute vertigineuse face à l’euro, au taux officiel

Le marché de la devise résiste à la crise

La fermeture des frontières explique largement cet état de fait.

Devant la persistance de la crise sanitaire et son aggravation, le dinar algérien poursuit inexorablement sa chute. Avec un taux de change qui ne dépasse pas les 148,27 DA pour 1 euro, la monnaie nationale vient d'enregistrer sa plus basse valeur d'échange, aux dernières cotations de la Banque d'Algérie.
Une phase extrêmement difficile qui met en jeu l'impact de cette chute sur les transactions commerciales dont elle est la référence, en conséquence de quoi, les équilibres de paiement dans le domaine du commerce extérieur peuvent être menacés de façon significative. Cependant, sur le marché parallèle des devises, l'euro a enregistré une baisse face au dinar, mais se maintient à
190 DA pour 1 euro. Ainsi, 1 euro est échangé à 191 DA à l'achat contre 189 à la vente.
L'une des conséquences directes de cette dépréciation du dinar se traduit par autrement que par l'allocution touristique, qui est passée sous la barre des 100 euros soit 95 euros en échange de 15.000 DA, mettant le citoyen à la merci des fluctuations du dinar et de ses répercussions. Une situation que les spécialistes expliquent par les effets de la pandémie du coronavirus et les conséquences des mesures de confinement, la fermeture des frontières et la limitation des déplacements entre les wilayas, ce qui réduit presque à néant l'activité commerciale et les besoins des particuliers et des entreprises, en matière de devises, d'où la grogne des cambistes qui crient au chômage depuis des mois.
Cependant, du côté du gouvernement, la réflexion est à l'éradication du marché parallèle des devises, c'est du moins ce qu'a déclaré, jeudi dernier le ministre des Finances « le marché parallèle des changes en devises est appelé à disparaître et le gouvernement travaille actuellement à des mesures allant dans ce sens».
Sans précision aucune, le ministre semble faire allusion au système établi par la Banque d'Algérie, en mars dernier mettant en avant « l'introduction de l'activité en matière d'opérations de change en devises des intermédiaires agréés, à savoir les banques et autres établissements financiers à caractère non bancaire.
Ces derniers peuvent effectuer des opérations de change avec des banques non résidentes ou réaliser des opérations de trésorerie en devises fortes entre eux, pour leur propre compte ou pour le compte de leurs clients».
Une solution qui pourrait mettre fin à cette activité clandestine, si elle venait à être appliquée réellement sur le terrain, ce qui réduirait considérablement les différentiels des taux appliqués entre le marché officiel et le marché noir, une manne financière très importante qui circule en dehors du contrôle de l'Etat, qui pourrait être d'une grande utilité, la conjoncture actuelle, où toutes les orientations sont dirigées vers le plan de relance économique engagé par l'Etat.
Cela étant, et en attendant que des mécanismes de régulations, actent le passage à de nouveaux systèmes pour la régulation du marché parallèle des devises, les cambistes semblent nourrir l'espoir d'une relance économique qui boosterait leur business et porterait la demande à la hausse, notamment par l'ouverture des frontières et la reprises des vols vers l'étranger.
Il faut croire que pour pareille situation, ces derniers font dans la rétention de fonds destinée à compenser les manques à gagner, causés par la double crise, sanitaire et pétrolière.

De Quoi j'me Mêle

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