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La filière lait à Tizi-Ouzou

La longue attente des éleveurs

La cherté des aliments et leur rareté ont fait que beaucoup d’éleveurs ne soient plus en mesure d’alimenter leurs vaches.

Dans le cadre de l’organisation du 1er séminaire sur la filière lait et suite à la réunion du 23 juin 2019 avec les laiteries et les différents partenaires, Ansej, Angem, Badr, Cnac, une rencontre a eu lieu, dimanche dernier, au niveau du siège de la direction des services agricoles, présidée par le directeur du secteur en présence des chefs des services de l’Opat et IVW, Cwif lait, les membres de la cellule lait et des chefs des subdivisions agricoles. L’objectif de la rencontre est de poser et de discuter des contraintes rencontrées par les collecteurs du lait tout en essayant de trouver des solutions et recommandations. L’annonce a été faite par ce communiqué émanant de la DSA qui est déjà à pied d’œuvre dans les préparatifs de ce séminaire très attendu par les opérateurs de la filière, à l’instar des producteurs et des éleveurs. En effet, ce séminaire est très attendu par cette catégorie parce que la filière lait est l’une des plus prospères activités économiques de la wilaya de Tizi Ouzou. Les éleveurs de vaches laitières ont réalisé des exploits et relevé des défis majeurs en s’imposant comme les plus grand producteur de lait en Algérie. Le village Imaloussen, situé dans la commune de Timizart dans la daïra de Ouaguenoun a été sacré champion dans la production laitière au niveau national. Mais hélas, ce sacre ne durera pas longtemps.
Les éleveurs, après une longue attente, n’ont pas vu venir les aides nécessaires pour trouver les solutions idoines aux problèmes dont souffre leur filière. De nombreuses difficultés sont restées sans solutions amenant les éleveurs à recourir aux solutions les moins mauvaises comme la vente de leur cheptel. En effet, il y a quelques années, les concernés ont été contraints de vendre des parties non négligeables de leur cheptel, afin de pouvoir subvenir à ce qui reste. Des milliers de vaches ont pris la route des boucheries devant les regards impuissants et médusés des propriétaires.
La cherté des aliments et leur rareté ont fait que beaucoup d’éleveurs ne sont plus en mesure d’alimenter leurs vaches. Leur suivi médical s’ajoutait également aux problèmes rencontrés avec la cherté des médicaments. Récemment, des connaisseurs regrettent l’extinction de la race locale des vaches laitières. Celles-ci s’adaptent mieux que les vaches importées qui, arrivées dans le climat local, trouvent toutes les difficultés à s’adapter. Enfin, beaucoup espèrent que ce prochain séminaire sera une occasion pour soulever sérieusement les problèmes rencontrés avec une véritable volonté de trouver des solutions.
La filière lait est très importante dans la dynamique de l’autosuffisance alimentaire, donc elle est un secteur stratégique. Ce statut impose de la rigueur dans le traitement des problèmes et une gestion par des experts chevronnés. Aujourd’hui, malgré les exploits réalisés par les producteurs, les pénuries de lait sont légion et le recours aux exportations est encore de mise.

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