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CONFIDENTIAL du 04 Mai 2008


Chakib Khelil intransigeant

L’Algérie fait fi des pressions de l’Organisation mondiale du commerce. Selon le ministre de l’Energie et des Mines, l’Algérie ne compte pas céder aux pressions de l’OMC concernant l’augmentation du prix du gaz sur le marché intérieur. «L’Algérie possède d’importantes réserves et, de ce fait, n’a aucune raison de se soumettre aux exigences des autres pays», a déclaré hier Chakib Khelil sur les ondes de la Radio nationale. «Il n’y a pas de concession à faire dans ce sens et on ne va pas augmenter le prix du gaz sur le marché intérieur juste pour satisfaire une organisation et se rapprocher du prix appliqué sur le marché international», a-t-il précisé. Le prix du gaz, qui comprend tous les coûts, notamment d’exploration, de développement, de transport, de distribution..., est fixé par la loi sur les hydrocarbures. Ce qui laisse entendre que le gaz n’est pas subventionné par l’Etat. Cependant, Chakib Khelil n’a pas écarté une hausse graduelle des prix de ce produit dans les années à venir en raison de l’augmentation des coûts d’exploration, de production et de distribution.


De la semoule pour fêter le 1er Mai

Alors que les travailleurs de l’Opgi de Bordj Bou Arréridj se réjouissent de l’état de santé de leur entreprise, leurs collègues de l’ex-DNC, dissoute, ont reçu, vendredi, une aide en nature (semoule) de la part du ministère de la Solidarité. C’est M.Ould Abbès, lui-même, qui a procédé à ce don, pour ne pas dire aumône. Et dire qu’il y avait une dizaine d’années, la DNC de Bordj Bou Arréridj, avec un plan de charge conséquent, se permettait le recrutement de centaines de travailleurs et réalisait même des logements pour l’Opgi. Les temps ont changé depuis.


Pénurie de vignettes de 10.000 DA

Les vignettes ont manqué à Béjaïa. Le stock des vignettes de 10.000 DA, réservées aux propriétaires de camions et de bus, a été épuisé avant l’heure. Conséquence, plusieurs camionneurs et propriétaires de bus n’ont pas pu acquérir leurs vignettes à temps. Hier, ils ont marqué leur mécontentement et se sont interrogés sur le sort que leur réservera l’administration des impôts. Au regard de la loi, les retardataires vont devoir payer une pénalité de l’ordre de 50% de la valeur de la vignette. Chose rejetée à l’unanimité par les concernés. S’étant présentés dans les délais mais très en retard, c’est-à-dire le dernier jour avant l’expiration du délai réglementaire, ces retardataires estiment «injuste» toute pénalisation du fait que les vignettes ne sont plus disponibles. Une pénurie que reconnaît à demi-mot l’administration qui explique que 3800 vignettes de 10.000 dA ont été attribuées à la wilaya de Béjaïa. Ce nombre s’est avéré insuffisant du fait que de nombreux camionneurs des autres wilayas les ont acquises à Béjaïa. En attentant, les retardataires espèrent que les pouvoirs publics feront exception de leur cas.


Tobacco s’intéresse à la Snta

Le groupe British American Tobacco envisage d’ entrer dans le capital de la Société nationale des tabacs et allumettes (Snta). Pour ce faire, British American Tobacco serait prêt à dégager un budget de 2 milliards de dollars pour les acquisitions. Selon les déclarations de son patron, Paul Adams, BAT serait très intéressé si l’Algérie ou l’Égypte décidaient de vendre leur entreprise étatique. «Nous suivons en permanence les possibilités d’acquisition dans ces deux pays», a déclaré Paul Adams. La Snta suscite depuis quelque temps des convoitises en raison de ses performances, en dépit d’une concurrence déloyale et une prolifération de la contrefaçon de ses produits stars. En 2006, la Snta a réalisé un chiffre d’affaires de près de 931 millions de dollars.


8 associations veulent juger des anciens maires

Des associations de la daïra de Bab Ezzouar et des organisations nationales ont demandé l’ouverture d’une enquête ainsi que la constitution d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur ce qui a été distribué ou vendu par les exécutifs communaux depuis 2002. Cette demande d’enquête concerne, notamment les 800 logements participatifs, le projet de 250 logements à Haouche Remel dans la commune de Rouïba, les 70 logements de Bordj El Bahri et les 72 logements sociaux. Pour ce dernier cas, près de 131 personnes, qui se sont acquittées de plus de 20% de la valeur de leur logement, ont été éliminées.
Il s’agit maintenant de savoir pourquoi avoir attendu tout ce temps et surtout pourquoi maintenant pour demander une commission d’enquête même si elle demeure une revendication légitime surtout si elle arrive à rétablir des injustices.


Futurs pharmaciens ou perroquets?

En grève depuis une quinzaine de jours, les étudiants en 5e année de pharmacie au niveau de la faculté d’Alger, ne trouvent plus chez qui se plaindre. A l’origine de leur calvaire, un module intitulé «Droit pharmaceutique». Selon les étudiants qui se sont déplacés à la rédaction, il leur est fait obligation d’apprendre «par coeur tous les textes législatifs régissant la santé publique». En d’autres termes, ils doivent réciter, les yeux fermés et à la virgule près, quelque 500 articles de loi (avec titres des chapitres, des sections et des numéros...). Tenez-vous bien: l’omission d’une virgule entraîne automatiquement un zéro pointé à l’examen. «Loin de nous de minimiser l’importance de cette matière, mais il ne faut pas non plus nous compliquer la vie!» s’insurgent ces étudiants. C’est à se demander où est la réforme de l’université?

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