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Formation de formateurs sur le patrimoine culturel immatériel

«La transmission est essentielle !»

Renforcer le réseau des facilitateurs en Afrique tel est le but de cet atelier qui se tient à Alger jusqu’au 13 juillet.

L’hôtel AZ Vague d’or de Staouéli, abrite depuis, hier, la première journée d’un atelier international de formation de formateurs dans le domaine de «la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel». Inauguré par la ministre de la Culture, Meriem Merdaci, cet atelier international se déroule jusqu’au 13 juillet. Il est organisé conjointement par le Centre régional à Alger pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique (Crespiaf) et l’Unesco. Cet atelier international recevra pas moins de 40 experts internationaux dont la majorité venant d’Afrique, ainsi que quatre experts de l’ Unesco, et six responsables de bureaux hors siège de l’Unesco. A noter que cet atelier international de formation durera jusqu’au 13 juillet en cours. Pour en parler, trois intervenants ont animé une conférence de presse lundi matin au siège du Musée des beaux-arts d’Alger. Tout d’abord, Slimane Hachi qui n’est plus à présenter ainsi que Guiomar Alonso, conseillère régionale du bureau de Dakar ainsi que Susanne Schnuettgen, chef d’unité «renforcement des capacités et politiques de patrimoine –entité du patrimoine vivant ».

Des experts et la communauté
Cette formation est la deuxième du genre, lancée par le programme de l’Unesco en 2019, nous apprend –on. Il s’agit ainsi pour la plupart des anthropologues et d’autres experts, notamment dans l’inventaire du patrimoine immatériel, qui seront chargés d’être formés et former ainsi la communauté.
« On a besoin de gens qui connaissent l’approche et la philosophie de l’Unesco. On est là dans le sens de la transmission de ce patrimoine immatériel afin de le sauvegarder, comme c’est le cas dans la pêche par exemple, le tout dans le respect des communautés et de leurs valeurs, et leurs diversités.
Nous avons besoin de ces centres de catégorie 2 dans le cadre de ces échanges», a-t-on fait savoir. Slimane Hachi indiquera pour sa part que l’Algérie a été le premier pays à ratifier la convention portant sur la sauvegarde du patrimoine immatériel en 2003.

L’Algérie et la convention
Cette dernière possède 48 pays africains comme adhérents. Elle est venue 30 ans après la mise en œuvre de la convention sur le patrimoine matériel. Et de souligner : «L’Algérie étant engagée dans cette nouvelle convention, elle a postulé aussi auprès de l’Unesco pour abriter un centre de catégorie 2 dont une de ses activités est l’exposition qui se tient actuellement au niveau du Palais de la culture Moufdi Zakaria. Ce centre a été lancé en 2019. Cette exposition fait partie prenante du travail de cet atelier. D’ailleurs, les experts qui seront là vont la visiter les 11 et 12 juillet prochains.» Ces derniers, rappelle, t-on ce sont les «communautés et les détenteurs de projets », a-t-il ajouté. Et de donner comme exemple de «patrimoine vivant» : l’eau, mais aussi les rites de mariages qui sont muables tout comme la façon de jouer de l’imzad qu’il a fallu transmettre à une nouvelle génération de femmes, d’où l’apport des « facilitateurs » qui sont le relais entre les Etats et la communauté.
Ces facilitateurs, notamment les experts scientifiques, sont recrutés sur la base de CV et leur rapport continu avec le patrimoine immatériel. Ils sont pour la plupart des universitaires comme nous l’avons indiqué plus haut. Outre les facilitateurs, il existe aussi les observateurs qui feront partie également de cet atelier de formation. Slimane Hachi indiquera comme exemple les éditions Apic qui sont spécialisées dans la littérature africaine. La sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est cruciale pour la protection de la diversité culturelle dans le monde aujourd’hui. Les connaissances et pratiques traditionnelles concernant la nature et l’univers, par exemple, peuvent contribuer à la durabilité environnementale et la protection de la biodiversité grâce à la sauvegarde durable des ressources naturelles d’où le besoin impératif de trouver des gens qui perpétuent ce savoir-là et ces formations sont ainsi indispensables... Aussi, cet atelier qui se tiendra en Algérie vise à élargir et renforcer le réseau mondial des facilitateurs de l’Unesco dans cette région qu’est l’Afrique.
L’un des buts de cette réunion est de doter les facilitateurs de connaissances et d’outils nécessaires pour dispenser une formation à l’élaboration de plans de sauvegarde ou patrimoine cultuel immatériel. Ainsi, cinq facilitateurs expérimentés formés par l’Unesco et ayant une expérience déjà de mise en œuvre du programme global de renforcement des capacités feront partie de cet atelier et ainsi on verra, par la suite, le nombre des membres du bureau en termes de facilitateurs augmenter et les connaissances transmises systématiquement au fur et à mesure.

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