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Décédée le 29 octobre dernier

La chanteuse kabyle Djamila est irremplaçable !

C’est un vide impossible à combler qu’a laissé la grande figure féminine de la chanson kabyle Djamila, décédée le 29 octobre dernier.

Cette artiste au talent exceptionnel faisait partie de la crème de la chanson kabyle ancienne ayant fait les plus belles années de la chanson kabyle d’expression féminine. La triste nouvelle du décès de Djamila a ébranlé la scène artistique kabyle tant la place occupée par cette dernière était si prépondérante. Djamila est décédée dans la nuit du 29 octobre dernier à l’âge de 93 ans après une longue maladie.
Une grande voix kabyle
Djouher Bachane, plus connue sous son nom d’artiste Djamila, compte parmi les voix féminines d’expression kabyle les plus talentueuses et qui ont le plus donné et marqué la culture amazighe d’expression orale. Qu’il s’agisse de la chanson, de la poésie, de la musique, du théâtre ou du cinéma, Djamila a été une artiste à multiples facettes et elle a brillé pendant des décennies dans ces arts différents. Mais, c’est bien entendu dans la chanson qu’elle s’est le plus distinguée. C’est pendant les années quarante que Djamila fit ses premiers pas dans la radio kabyle Chaîne 2 d’Alger, avec notamment sa participation dans la mythique troupe artistique féminine de la radio kabyle, « Ourar n lkhalath». D’ailleurs, la radio kabyle, Chaîne 2, est sa deuxième famille où elle était estimée par tous les membres de cette station, toutes générations confondues. La regrettée Djamila, lors de ses débuts, a travaillé à la radio kabyle, Chaîne 2, avec des sommités à l’instar de Cheikh Nordine, Mohamed Hilmi, Lla Yamina, Chabha, etc. Partie de sa région natale, Yakouren près d’Azazga, Djamila grâce à son talent inouï, a pu s’imposer sur la scène artistique d’Alger malgré les difficultés et les tabous qui étaient de mise à l’époque.
Elle composait ses chansons
La spécificité de Djamila, c’est le fait que, contrairement à la majorité des chanteuses kabyles, c’était elle-même qui composait ses chansons (les paroles et les musiques). Certaines des chansons de Djamila ont même été reprises par des sommités de la chanson kabyle, faut-il le rappeler. C’est dire que Djamila a composé pour elle-même mais aussi pour d’autres célébrités de la chanson kabyle qui ont trouvé en elle le génie et le savoir-faire nécessaires qu’ils recherchaient. Bon nombre de ses titres sont des chansons cultes à l’instar de la chanson patriotique « Tamurt n Ldzair » ou encore « Arnu yas aman akhali », « A yaâssas n ldjamaâ», « A mlaâyoun », « A yahmam», « Yefkad lâahed Amirouche »…
Théâtre radiophonique
Djamila a également brillé pendant des décennies dans le théâtre radiophonique à la radio Chaîne 2 tout en campant, par ailleurs, des rôles en tant qu’actrice dans plusieurs films comme « Le vent des Aurès » de Mohamed Lakhdar Hamina », «Les hors la loi » de Tewfik Farès ainsi que « Leila et les autres » de Sid Ali Mazif. Djamila à l’instar d’autres étoiles de la chanson kabyle comme Nouara et Hanifa ont été plus que des artistes mais plutôt des porte-paroles de la femme kabyle en particulier et algérienne de manière générale. Dans ses chansons, Djamila a dépeint avec une poésie élaborée et sensible les conditions de vie et les difficultés énormes sur lesquelles butaient les femmes de plusieurs générations. Djamila a donc chanté sur la femme mais aussi sur la patrie avec des chansons patriotiques devenues presque des hymnes à la patrie comme la très célèbre «Tamurt n ldzair » que tout Kabyle a entonné au moins une fois dans son enfance.

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