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Moussa Haddad n’est plus

L’inspecteur Tahar retrouve enfin son géniteur

Un monument du cinéma algérien s’en est allé laissant un précieux trésor aux Algériens.

Amina Haddad productrice et femme du réalisateur Moussa Haddad a annoncé mardi sur facebook cette triste nouvelle jetant l’émoi chez la famille artistique et plus : «Moussa Haddad s’en est allé en douceur... comme il a vécu. Il vous a tant aimés.» En effet c’est par ces mots tendres plein d’affection que cette grande dame nous a transmis cette tragique nouvelle qui témoigne néanmoins de la grande peine de cette femme rebelle qui n’a cessé de lutter pour défendre bec et ongles, avec son compagnon le cinéma, jusqu’à marcher ensemble le vendredi lors du Hirak, alors que Moussa Haddad fatigué et malade continuait coûte que coûte à vouloir être avec le peuple. Affable, généreux, mais discret, Moussa Haddad avait en effet cette rare classe des hommes simples qui imposent le silence et le respect. Fin observateur et artiste né, talentueux, voilà pourquoi il a toujours été de son temps en s’intéressant aux faits et actualités de son pays, de sa société en aspirant toujours à se renouveler avec des films à l’esprit frais, qui peuvent parler à notre jeunesse. L’on n’oubliera jamais son chef-d’œuvre Les vacances de l’inspecteur Tahar, film culte que l’on peut voir et revoir sans jamais se lasser. Ainsi, l’auteur de ce magnique long métrage est décédé mardi à Alger à l’âge de 81 ans, des suites d’une longue maladie, mais il restera à tout jamais vivant dans nos cœurs. Natif d’Alger en 1937, Moussa Haddad s’est fait connaître dans le cinéma en travaillant comme assistant du réalisateur italien Gillo Pontecorvo, sur le film La bataille d’Alger, et de Enzo Peri sur le film Trois pistolets contre César. Il a réalisé sa première œuvre L’inspecteur Tahar en 1967, suivie par Les vacances de l’inspecteur Tahar en 1972 et Sous le peuplier sorti la même année. Plus tard il signera Les enfants de Novembre en 1975, Libération en 1982. Il tentera encore un retour en force avec le film Made In qui marquera toute une génération en 1999. Un film musical avec Abderrahmane Djalti qui évoque tout une époque avant de réaliser Harraga Blues en 2012 où il s’intéressera au phénomène de l’émigration clandestine. Moussa Haddad était un génie du cinéma algérien comme on n’en fait plus hélas. Repose en paix l’artiste !

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