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Il sera à l’honneur du festival d’aït Bouaddou

L’autre facette de Slimane Azem

C’est cette facette oubliée du poète, dont on ne parle pas souvent, qui sera mise en valeur.

La 11e édition du Festival du théâtre de montagne d’Aït Bouaddou (daïra des Ouadhias), dans la wilaya de Tizi Ouzou, sera un hommage au grand poète et chanteur kabyle Slimane Azem. C’est ce qu’ont révélé, hier, les responsables de l’association culturelle « Tamkadbout » qui ont précisé également que le coup d’envoi de ce festival, devenu une véritable tradition et rendez-vous annuel incontournable, aura lieu le 18 août prochain. Le festival durera jusqu’au 23 du même mois, ont également indiqué les mêmes animateurs culturels qui ont d’ailleurs profité de cette occasion pour rappeler qu’il n’est pas encore trop tard pour les troupes théâtrales voulant prendre part à ce festival pour s’y inscrire.
Il suffit pour ce faire de se rapprocher des organisateurs, a-t-on appris. Pour l’instant, de nombreuses troupes théâtrales se sont déjà inscrites pour animer des pièces théâtrales en langue amazighe dans le cadre de ce festival du théâtre de montagne. Les troupes concernées proviennent principalement des wilayas de Béjaïa, Tizi Ouzou et Bouira, ainsi que de Boumerdès.
En plus du programme de représentations théâtrales, de nombreuses autres activités annexes seront au menu tout au long de ce festival, dont des conférences, notamment sur l’écriture théâtrale et sur Slimane Azem, des expositions et des galas artistiques, ont indiqué les organisateurs. Il faut rappeler que les représentations théâtrales seront faites sous forme de compétition jusqu’à la dernière journée. Un jury spécialisé désignera les lauréats des prix dans différentes catégories.
Ce festival de théâtre de montagne, et au moment où d’autres activités culturelles annuelles sont compromises à cause d’absence de financement, a pu être maintenu grâce à l’apport de plusieurs parties concernées comme : la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, l’Assemblée populaire communale d’Aït Bouaddou, l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou et le théâtre régional «Kateb-Yacine». Concernant le choix de rendre hommage à l’un des piliers de la chanson kabyle Slimane Azem, il s’inscrit tout d’abord dans le sillage de la commémoration du centenaire de sa naissance ayant commencé en 2018 et devant s’achever avant décembre 2019, selon les initiateurs du festival en question. En outre, Slimane Azem est un enfant de la région, son village Agouni Gueghrane, est situé dans la même daïra que le lieu où devrait se dérouler ce festival.
Il y a aussi le fait important que Slimane Azem, en plus d’avoir été chanteur, musicien et poète, était également comédien et dramaturge. Il a écrit des dizaines de sketchs qu’il a interprétés, notamment avec le célèbre comédien et chanteur Cheikh Nordine. C’est donc cette facette oubliée de Slimane Azem, dont on ne parle pas souvent, qui sera mise en valeur à l’occasion de cette 11e édition du théâtre de montagne d’Aït Bouaddou.
Pas mal de chansons de Slimane Azem sont précédées par des sketchs où il dépeint avec un talent incontestable tous les problèmes et les situations que vivait le citoyen algérien à l’époque surtout dans l’émigration. Dans l’un de ses célèbres sketchs, pour ne pas dire le plus célèbre, intitulé «madame, encore à boire», Slimane Azem, dépeint avec réalisme et humour la solitude et la condition de l’émigré algérien qui a laissé sa femme dans son village avec sa famille. L’émigré esseulé reçoit, le même jour deux lettres.
L’une de son père, l’autre de son beau-père. Le premier se plaint de son épouse et le second se plaint de son père. L’émigré se retrouve face à un vrai dilemme.
Il ne sait pas quoi faire. Il boit alors, en croyant que cela soulagerait sa peine.Mais, son ami Hamid arrive au bon moment pour lui prodiguer des conseils salvateurs en lui rappelant qu’en s’adonnant ainsi, sans retenue, à l’alcool, il ne ferait qu’empirer les choses.
Une célèbre pièce théâtrale qui n’est pas la seule, car Slimane Azem en a écrit des dizaines d’autres, tout au long de sa carrière. On peut en citer : «Da Ramdane», «El varkouk», «Argaz d tsmetouth», «Taqsit n lfil», «Edebza w dmagh»…
Le festival d’Aït Bouaddou sera donc une aubaine pour redécouvrir toute cette œuvre.

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