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Salle de cinéma L’Algeria

L’Amertume ou la violence conjugale

Le film, qui a voulu déployer un drame psychologique en tentant de dénoncer avec une certaine maladresse la violence faite aux femmes, a au moins le mérite d’exister...

La salle de cinéma L’Algeria a abrité cette semaine en avant- première le court métrage algérien L’Amertume de Mourad Khan avec comme acteurs principaux les comédiens Mourad Khan him self et Louisa Nehar. Le film, qui a voulu déployer un drame psychologique, a tenté de dénoncer avec une certaine maladresse la violence conjugale. Le film débute avec la comédienne Louisa Nehar qu’on voit déambuler la nuit, le visage ensanglanté. Elle tente de se suicider. Elle est interceptée par un homme qui l’empêche de se jeter à la mer. Une rencontre ratée puisque l’homme ne semble pas être choqué outre mesure par son état et ne lui propose pas de l’emmener à l’hôpital pour se faire ausculter.

Violence et amnésie
Néanmoins, il l’accompagne chez son amie après lui avoir téléphoné et là il lui offre……le couffin du Ramadhan ! Un geste des plus incongrus vu la gravité de la situation. Des mois passent et la femme, qui semble aller mieux, va au bureau pour remercier celui qui l’a sauvée. C’est le patron de la société. Son amie alias Farida Herhar, qui l’accompagne, annonce avec une frivolité déconcertante : «Vous ne l’avez pas reconnue ? C’est celle qui a voulu se suicider !» Et puis elle ordonne à son amie de remettre à ce patron son CV.

Prendre son courage à deux mains
Un regard furtif et ce dernier de répliquer : «CV accepté !» et la voilà qui se met à travailler et roucouler avec un des employés. Un jour, ce dernier invite à prendre un pot à l’extérieur et s’apprête à la demander en mariage, mais son portable retentit. On venait de retrouver son mari à l’hôpital. Elle quitte précipitamment le restaurant et part récupérer son mari et l’emmène à la maison. Ce dernier schizophrénique et dans un excès de colère frapperait sa femme et ne se souvient plus de rien après. Frappée à maintes reprises, la femme supplie son mari de faire cela ….en sourdine pour ne pas la ridiculiser auprès des voisins ! A noter que le film est marqué de flash-back et d’ellipses qui dénotent la profondeur de la narration et surtout fragilisent le dialogue des acteurs. Lors du débat la comédienne avouera que des scènes de violence encore plus dures ont été enlevées au montage «pour des raisons techniques» et de souligner aussi que cela était même «dangereux pour moi de jouer ce rôle car j’étais déjà enceinte de deux mois quand je me suis mise à l’interpréter…». Aux petits soins de son mari, ce dernier dit à sa femme de lui demander ce qu’elle veut quitte à lui donner ses deux yeux. Et cette dernière de demander le divorce. Un film à la thématique brûlante et délicate qui mérite d’exister même si parfois le côté théâtral prend le dessus…

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