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Séduite et abandonnée

R.G. n’avait que 16 ans lorsqu’elle perdra sa virginité par la faute d’un excès de confiance vis-à-vis du « généreux » voisin . . .

Un procès tenu à huis clos pour des raisons de moralité évidentes, car le juge du jour a estimé qu’en ayant la police de l’audience bien en main puisque hormis la loi, personne d’autre ne le lui a accordée il était donc libre de laisser la presse assister aux débats, sous la seule condition, pour les rédacteurs, de respecter les règles en la matière, à commencer par masquer les coordonnées des acteurs de cette
triste et révoltante affaire.
Un dossier qui a vu le papa de la jeune victime de viol se rendre à l’évidence et faire une totale confiance à Dame Justice, présentée par les initiés comme étant « aveugle ». Ce qualificatif est né si l’on considère que le juge du siège a devant lui un dossier où les éléments d’accusation sont clairement établis, grâce à l’excellente enquête des flics avec la conscience comme ingrédient capital pour chercher la vérité. Devant une salle d’audience quasi vide, où des policiers de service ouvrent l’œil en direction du détenu, un monsieur bon chic, bon genre, Faouzi. G. Quarante-six ans, homme d’affaires, bien dans sa peau comme il l’a si bien souligné. Peut-être bien que cet accusé soit bien dans sa peau, il ignore ce qui l’attend en cas de condamnation. Jusqu’au moment où la jolie greffière entamera la lecture de l’arrêt de renvoi, l’accusé semblait bizarrement serein surtout que son avocate se trouvait auprès de lui comme si elle voulait signifier par là, que ce n’était pas encore joué, grâce aux questions préjudicielles et que le verdict pouvait être en sa faveur ! Or, l’avocate était trop sûre d’elle, mais elle devait savoir à quelle sauce ce monstre allait être dévoré par la rigueur de la loi.
Le viol ! Un mot de quatre
lettres qui pèse lourd dans la balance, symbole de la justice !
Les articles de loi qui punissent le viol ne possèdent que la force de la loi, et c’est peu dire. C’est par exemple, l’article 336 du Code pénal et qui dispose que « quiconque a commis le crime de viol est puni de la réclusion à temps de cinq à dix ans. »
L’article qui demeure le plus perçant est encore cette « ordonnance n°75-47 du
17 juin 1975 article qui est sec, sans fioritures ni inutiles bavardages, car il s’agit ni plus ni moins que du crime de viol sur mineure de seize ans! Il prévoit une peine de réclusion à temps de dix à vingt ans ! Cela écrit, cet odieux crime a eu lieu en l’absence de témoins. On n’a jamais vu, de mémoire de chroniqueur judiciaire, un procès de ce genre présentant des témoins, sauf bien entendu le viol collectif.
Le procès débute normalement, le président du tribunal criminel étant dans un bon jour et les dispositions qu’il prit le prouveront largement. Il balaya de son regard serein la salle d’audience, appela l’accusé après avoir suivi tout le carrousel de l’installation du tribunal criminel, où les gendarmes présentèrent impeccablement les honneurs aux membres du tribunal criminel. Puis, la greffière fut invitée à faire son boulot. Il est nettement apparu, selon l’arrêt de renvoi, que l’accusé est un voisin de cité de longue date donc, tous les ingrédients étaient réunis pour une approche des « sentiments » entre la fillette dont il est impératif de mettre en valeur ses formes pour avoir une idée sur cette fille aux allures de femme qui a enfanté !
L’interrogatoire de l’accusé fut sobre et grâce au juge qui a dominé toute l’audience, le gus se mit à table avec comme argument frappant, le consentement de la victime.
Le président tiqua, écrasa une vilaine grimace et fit immédiatement une précieuse mise au point à l’intention et de l’accusé et de l’assistance: « Ecoutez, accusé ! Vous connaissiez certainement l’âge de la fillette, oui ?
- Mais, monsieur le président, vous avez vu cette fille ? Elle fait femme et ne…
-Taisez-vous ! C’est une fille mineure !
Personne ici n’est qualifié pour décider de son âge. Seul, qui ne pose les questions, c’est le président, et le président, c’est moi, non ? Alors, cessez de commenter et contentez- vous de répondre aux seules questions du tribunal criminel, un point, c’est tout. Est-ce bien compris ? » Un long silence accompagna cette grosse colère qui ne disait pas son nom.
L’accusé venait de réaliser que ce procès ne sera jamais du gâteau. C’est pourquoi il a raconté sans détours ni dribbles inutiles les faits tels qu’ils s’étaient produits en avril 2019, un après-midi, chez lui, car
R. G. Etait montée chez F.J. Vers les dix-sept heures et quelques. « Je dois vous avertir qu’elle n’était plus vierge au moment où elle mit les pieds chez moi », dit l’accusé calmement avant que le juge ne le démente : « Non, le certificat médical est clair.
La déchirure de l’hymen était récente. Votre avocate a dû le lire, non ? Continuez le récit car nous avons sous les yeux l’arrêt de renvoi. Alors, n’essayez pas d’envoyer le tribunal loin des faits réels, cela ne vous servira pas.
D’ailleurs, plus tard, il demandera la main de sa victime, histoire de se faire pardonner, par la justice, notamment.

De Quoi j'me Mêle

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