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La défaillance des freins et le malheur...

Un accident de la circulation est vite arrivé. Il survient souvent au moment où l’ on s’y attend le moins.

Un accident de la circulation peut avoir mille facettes. Il peut survenir de cent et une façons. Il peut arriver au plus malin d’entre nous.
Les accidents sont comptés quotidiennement par les pompiers, les policiers et les gendarmes.
D’ailleurs, il est temps d’aligner les chiffres pour ne pas chevaucher les nombres les uns sur les autres. Et encore, il s’agit là, affirmation à prendre avec des pincettes, essentiellement des accidents de la route.
Le dernier décompte est révélateur quant au désastre qui frappe notre pays face au destin : A Tébessa, nous relevons cinq décès ; à Tlemcen, quatre et au Sud, huit. La veille de l’Aïd, on annonçait 17 morts et 22 blessés C’est trop ! Un monde fou ce jeudi avait pris d’assaut le tribunal dont la vaste salle d’audience était, à neuf heures tapantes, surchargée car le service d’ordre d’habitude souple et tolérant, donnait l’impression d’être légèrement dépassé.
Cependant, la juge avait remarqué dès le coup d’envoi des tristes débats, qu’un énergumène ne cessait de gigoter : « - Vous êtes un proche du défunt ? » lance-t-elle, mi-agacé mi-rassurée par la fermeté des flics.
-Oui ! Je suis le beau- frère, madame la présidente. Excusez-moi, je suis excité car ce monsieur doit être ailleurs qu’ici !
Cet homme a tué Si Abdallah, qu’Allah ait pitié de son âme, crache méchamment l’homme en pleine ire.
C’est ça ! Vous voilà devenu un officier de police maintenant. Je vous ai seulement demandé le lien de parenté avec la victime et non pas qui a tué Si Abdallah», répliqua la juge.Le procès débute par la lecture de l’ordonnance de renvoi où il est apparu que lors de la journée du lundi 6 mai 2019, un camion a foncé droit sur un véhicule garé sur sa droite, causant le décès sur place de Halim.H. Agé de 38 ans, père d‘une fillette de huit ans.
Les débats se déroulent dans le calme, grâce au doigté de la juge qui a su mener le procès à terme.
A propos, que devient le fameux témoignage « spontané » et jamais demandé par la magistrate ? Evaporé comme la colère du beau – frère ! Il y a, comme cela, des personnes qui entrent pour la première fois de leur vie, dans une salle d’audience, sans connaître les us et coutumes des juridictions ! Et par la suite, en avant pour la rumeur, toutes les rumeurs !
Le chauffeur, un jeune homme de 43 ans, mais dont le minois fait beaucoup moins, est dans tous ses états, 4 mois après le dramatique et mortel sinistre. Il tente de l’expliquer au tribunal qui sait mieux que quiconque que nous assistons à un accident qui a causé la mort d’un homme tranquillement installé derrière son volant, assis sur le siège, attendant probablement quelqu’un. C’est le mektoub, l’heure de rejoindre l’Eternel. Pour l’inculpé, les freins ont lâché au dernier moment.
L’enquête l’a révélé car les gendarmes ne s’amusent jamais à clôturer une enquête bâclée. C’est ce qu’on appelle communément «le destin a sonné dans la rue».
Le verdict prononcé, il restera au président d’énoncer le procédé des dommages et intérêts, les assurances s’occupant alors de tout.

De Quoi j'me Mêle

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