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Riyad Mahrez et la polémique en Egypte

Notre victoire à la CAN a eu des prolongements sur la scène politique à l’étranger. Un avocat égyptien s’en est pris à Riyad Mahrez. Certains médias ont pris le relais. Quand le sport envahit la politique, il y a le pire et le bien. Tour de piste…

Le buzz. Rien de ce que fait ou entreprend l’Algérie ne laisse indifférents nos amis étrangers et même les autres. Que ce soit notre victoire, unique au monde, contre le colonialisme ou un peu plus tard contre le terrorisme, que ce soit nos manifestations pacifiques ou plus récemment encore notre deuxième coupe d’Afrique des Nations gagnée au Caire, l’Algérie suscite des réactions à l’étranger, différenciées certes, mais des réactions inévitables. Pris par l’euphorie de la victoire, nos médias n’ont pas suffisamment prêté attention à cet événement qui est venu se greffer à notre victoire et qui n’a rien de sportif. Un avocat égyptien, Samir Sabri, n’a rien trouvé de mieux que de déposer plainte contre notre valeureux joueur Riyad Mahrez et pousser ainsi la justice à le déclarer « persona non gratta » en Egypte. Pourquoi ? Il considère que l’auteur du célèbre coup franc a snobé le Premier ministre égyptien. Il s’appuie pour cela sur la vidéo montrant le capitaine de l’équipe algérienne, à la fin du match, sur l’estrade officielle et saluant les personnalités présentes. Juste après avoir donné l’accolade à notre chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, Mahrez tourne la tête comme s’il venait d’entendre par les haut-parleurs la remise du trophée. Comme c’est lui, en sa qualité de capitaine, qui doit la recevoir, il a quitté l’estrade pour s’enquérir. Il faut ajouter aussi la tension, la fierté et l’impatience qui l’habitaient pour brandir le trophée attendu par 44 millions d’Algériens. Toute idée de protocole, à ce moment précis, s’éclipse forcément de la tête de quelqu’un qui venait de se « battre » pendant 90 minutes et toujours haletant n’avait qu’une seule pensée : toucher la coupe qui n’avait plus remis les pieds en Algérie depuis 29 ans. L’avocat égyptien est loin de ces considérations humaines. Il n’aura réussi qu’à se ridiculiser vu qu’il n’existe, de l’avis de Maître Benbraham, qui s’est exprimée sur un plateau de télé, aucune disposition juridique contre ce « délit » et ceci en plus du fait que le Premier ministre égyptien, Mustapha Madbouli, a tout de suite déclaré qu’il comprenait le contexte de surexcitation générale dû à la remise du trophée et qu’il n’en voulait nullement à notre star du foot. La polémique continue cependant. Certains médias égyptiens, mais pas que, avec leurs relais ont pris la suite de l’avocat pour entretenir ce prétexte venimeux. Grand bien leur fasse. Quant à nous, ce n’est pas la première fois qu’il nous est tenu rigueur pour avoir gagné un match. Il y a eu ce qui est gravé dans l’histoire comme avoir été le « match de la honte ». C’était en 1982 à Gijon en Espagne où se déroulait la Coupe du monde de football. L’Algérie fait partie d’un groupe de quatre équipes avec l’Autriche, l’Allemagne et le Chili. Pour faire court, disons qu’après l’élimination du Chili, l’Algérie qui avait brillamment et contre toute attente battu l’Allemagne était qualifiée et n’attendait que les buts d’écart du match qui allait opposer l’Allemagne à l’Autriche. C’est là que ces deux équipes se sont entendues pour barrer la route à l’Algérie qui avait « humilié » l’équipe allemande. Ce qui ne leur a pas porté chance vu qu’aucune de ces deux équipes ne remporta la coupe cette année-là. On s’en est relevé et on continue de progresser malgré l’adversité. Faut-il encore rappeler tout ce que peut charrier le sport quand la politique s’en mêle? En mal comme en bien. Comme le « match de la mort » qui a eu lieu lors de la Seconde Guerre mondiale. C’était en 1942, l’Allemagne nazie, qui avait lancé son offensive contre l’Urss occupait déjà l’Ukraine. Un match de foot fut organisé entre l’équipe allemande et l’équipe locale soviétique (aujourd’hui on dit russe). L’Allemagne fut battue par les Russes avec un score de 5 à 3. Ce qui était inadmissible pour les occupants nazis. La plupart des joueurs de Kiev furent envoyés dans des camps de concentration. D’autres furent carrément exécutés. L’événement a inspiré, en 1962, le célèbre film « la troisième mi-temps ». Heureusement que le sport peut également avoir des « vertus » pacifiques que la politique n’hésite à saisir. Comme la « diplomatie du ping-pong » qui a permis aux Etats-Unis et à la Chine populaire de réchauffer, en 1971, leurs relations en berne depuis 1949. C’est dire l’impact extraordinaire exercé par le sport en général et le football en particulier sur le mental des humains. Donc l’attitude de l’avocat égyptien ne risque pas de nous troubler outre mesure !

De Quoi j'me Mêle

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