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La face cachée du cancer du sein

Beaucoup d’agitations autour du cancer du sein. Du ruban sur la boutonnière jusqu’aux courses dédiées, autant d’intentions louables. Mais pourquoi cacher la vérité à l’opinion publique ?...

Mensonge par omission. « Octobre rose », c’est ainsi qu’est nommé le mois (qui vient de s’achever) de la lutte contre le cancer du sein en Algérie. En vérité il s’agit plus du dépistage qui précède la lutte. Et si l’on veut être encore plus précis, il faut s’en remettre à l’OMS qui précise que « chaque année, le mois d’octobre est, dans les pays du monde entier, un mois consacré à la sensibilisation au cancer du sein ». Sensibiliser est peut-être une mise en condition pour inciter au dépistage comme il peut, selon l’OMS toujours « attirer une plus grande attention sur la maladie ». On peut dire que c’est précisément ce qui nous a incité aujourd’hui à aborder le sujet. Pour combler des « oublis », corriger le vocabulaire utilisé et rapporter les avis de scientifiques et d’éminents chercheurs. Donc au cours du mois d’octobre qui vient de s’écouler, l’entreprise publique Algérie poste (allez savoir pourquoi la poste ?) en collaboration avec l’association « El Amel » très connue pour être un « appendice » d’un service du centre Pierre et Marie Curie depuis des années et qui ne se limite pas au mois d’octobre pour organiser régulièrement des manifestations de ce genre, ont été aux avant-postes de ce mois appelé pour la circonstance « Octobre rose ». Manifestations sportives dites de sensibilisation, journée d’information et de sensibilisation au siège de ladite entreprise de la poste ont été au menu de cette « initiative ». Ont pris part à cette journée un docteur du centre Pierre et Marie Curie qui a pris la parole et le DG d’Algérie poste qui, lui aussi, a fait sa déclaration sur…le cancer. Ce dernier en a profité pour « exprimer le soutien de son entreprise aux nobles initiatives de l’association « El Amel ». Laquelle association ne manque pas de sponsors, il faut le souligner. Tout comme d’autres associations versées dans le cancer. Qui peut rester insensible aux souffrances des malades de cette pathologie ? Ceci étant dit et tout le monde comprendra pourquoi nous nous sommes attardés sur cet aspect « organisationnel », le cancer du sein est une réalité mondiale en effet. L’OMS précise que chaque année plus d’un million de nouveaux cas du cancer du sein surviennent dans le monde et près de 500 000 décès sont enregistrés durant la même période. Dans notre pays on parle de 12 000 nouveaux cas chaque année. Laissons de côté la validité ou non de ce chiffre pour passer à l’aspect le plus important du cancer du sein. Si chez nous il n’est question que de dépistage laissant croire que c’est la panacée, des scientifiques travaillent sur les causes de ce cancer. Car c’est le point le plus important. Certes, le dépistage précoce augmente les chances des malades, mais la lutte, la véritable lutte se trouve en amont. Sur les causes. Et savez-vous ce que les chercheurs disent sur les causes ? Des chercheurs qui publient leurs communications sur des revues et sites mondialement reconnus. Comme le site américain « Medical News Today » et la revue scientifique médicale britannique « The Lancet ». Eh bien, ces sources indiquent que « les femmes atteintes du cancer du sein représentent 97 % des femmes qui n’allaitent pas leurs bébés ». Celles qui allaitent représentent seulement 3% des cas. C’est tout de même une affirmation de poids. Et personne chez nous pour la saisir. Ni le ministère de la santé ni
les associations qui « aident les malades du cancer », ni…Algérie poste. Et nos médecins ? Ils doivent certainement lire ces sources reconnues par leurs pairs à l’international. Pourquoi se taisent-ils sur ces conclusions d’éminents chercheurs sur l’allaitement maternel qui évite le cancer du sein ? Avec cette précision du Centre de recherche sur le cancer d’Oxford (Angleterre) que « plus la durée totale d’allaitement dans la vie d’une femme est longue, et plus le risque de cancer du sein baisse ». Il ne s’agit pas d’allaiter 15 jours son bébé pour croire être immunisé contre le cancer. Le temps naturel d’allaitement maternel d’un bébé est de 16 mois. Maintenant que pour des raisons esthétiques invoquées, l’allaitement artificiel est privilégié, cela ne fait pas de doute. Que des intérêts financiers et industriels interviennent pour focaliser sur les effets et zapper les causes, cela se comprend. Mais que l’on tente de faire passer le dépistage pour de la prévention ou plus grave pour un début de guérison, est tout simplement immoral. Comment croyez-vous que les industriels planifient leur développement ? Par des statistiques et des études de marchés. Combien de mammographes faudra-t-il produire dans les cinq prochaines années ? Combien de médicaments oncologiques faudra-t-il à la même période ? Le dépistage est une boussole pour le monde des affaires. Le présenter comme un moyen vers la guérison est un affreux mensonge !

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