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L’ingérence étrangère du 32ème vendredi

La police algérienne a interpellé, hier, une députée française. Nos ennemis de l'extérieur envoient des renforts à ceux de l'intérieur. C'est l'histoire de la Marie, de la Panot, de Tagzout et des autres...

Et de deux! à peine si la sortie de la députée européenne, Marie Aréna, commençait à baisser d'intensité, après avoir être recadrée par la porte-parole de l'Union européenne, voilà une autre députée, française celle-là, et son suppléant qui entrent en scène comme dans une comédie à plusieurs actes. Hier, le roulement des tambours était à son apogée. Aucun média français n'a voulu rater «l'arrestation» en Algérie de Mathilde Panot, députée du parti «La France Insoumise» de Jean-Luc Mélenchon qui était accompagnée de son suppléant Mourad Tagzout. En réalité, ces deux personnes sont arrivées dans notre pays dimanche dernier. Au moment de leurs interpellations, elles étaient à Béjaïa en train de... manifester. Oui, oui, vous avez bien lu, une députée française et son suppléant français, un binational d'origine algérienne, sont venus en Algérie pour manifester. Voyez plutôt ce qu'elle a écrit, lundi dernier, sur sa page facebook. Quelques extraits: «Je suis en Algérie... en tant que militante de la révolution citoyenne, je suis venue avec mon suppléant Mourad Tagzout rencontrer les acteurs et actrices du Mouvement populaire... Depuis deux jours, nous avons rencontré des députés du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), les responsables du PST (Parti socialiste des travailleurs), le MDS (Mouvement démocratique et social) et le réseau de luttes contre la répression, pour les libertés démocratiques et la libération des détenus d'opinion...Depuis le 22 février 2019, des millions d'Algériens sont dans les rues. Et la répression n'entame ni la mobilisation ni la détermination du peuple algérien... Emmanuel Macron et l'Union européenne ne peuvent se taire sans être complices...» arrêtons-là ces aveux des deux intrus qui sont venus chez nous foutre la pagaille. En vérité, la Panot parle de réseau. Ce qui explique le relais qu'elle a pris de l'autre députée Marie Aréna. Avant de revenir sur le pourquoi de ces ingérences si tardives, voyons un peu quelques commentaires sur Twitter à ce sujet: «Mathilde Panot: la police algérienne m'a immobilisée ainsi que la délégation qui m'accompagne et ce sans aucun motif-» Une internaute: «Ah, bon!». Un autre internaute: «Pourquoi vous n'allez pas en Egypte faire une conférence sur les révolutions citoyennes? Ou peut-être en Chine, tiens. Vous êtes venus en Algérie créer le trouble» (nous ne corrigeons pas les fautes d'orthographe). Un autre: «Vous représentez le trouble et le désordre. Ne soyez pas hypocrite. Au-delà du fait que vous n'avez pas à vous immiscer dans les affaires intérieures algériennes». Une autre internaute: «Heureusement que l'Algérie est une démocratie sinon vous seriez déjà en prison.» Une autre: «Vous avez été élue par les Français comme députée de la République française alors ne foutez pas la M... en Algérie. Les Algériens ne vous ont rien demandé». Allez une dernière avant la «route»: «Imaginez que des politiques et militants algériens viennent en France se mêler de la crise des gilets jaunes!!! Expulsez là!!!.» Cette députée française et son suppléant ainsi que la France Insoumise de Mélenchon ont vraiment raté l'occasion de ne pas se mêler de ce qui ne les regarde pas. Ils en ont pris pour leur grade dans les réseaux sociaux. Ceci étant dit, voyons à présent ce que signifient ces ingérences de députées de la rive Nord de la Méditerranée. La première question qui vient à l'esprit est pourquoi ces deux parlementaires étrangères se sont-elles subitement excitées après 32 vendredis de manifestations populaires dans notre pays? Pourquoi avoir attendu si longtemps? La seule réponse qui tienne la route est que les Algériens sont sur le point de sortir leur pays de la crise en préparant activement l'élection présidentielle du 12 décembre prochain. Devant l'échec de la minorité d'opposants algériens à cette élection, leurs relais internationaux entrent en jeu. Pensant leur prêter main forte. Il y a lieu de relever que ce réseau est constitué d'individus. Aucun Etat, aucun gouvernement, aucun pays ni même une organisation internationale comme l'Union européenne qui s'est empressée de désavouer la Marie Aréna, n'est impliqué dans une quelconque forme d'ingérence. Deuxième point à soulever, un Franco-Algérien suppléant d'une députée française qui vient créer des troubles en Algérie et c'est l'image de l'ensemble des binationaux qui en prend un sacré coup. Ils devraient se démarquer publiquement de cet énergumène. Vous remarquerez que nous n'avons pas utilisé le terme de «la main étrangère». Devinez pourquoi?

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