{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Vent de révolution française aux Césars 2020

«Le cinéma, c’est fait pour gagner de l’argent. Le théâtre, c’est l’art du comédien; le cinéma celui du metteur en scène.» Michel Galabru

Après la cérémonie des Oscars et le vent de révolution sexiste du « Me Too», la cérémonie des Césars, la plus importante compétition dans le cinéma français est touchée par une mini révolution. Deux cents personnalités du cinéma français réclament une « réforme en profondeur » de l’Académie des Césars, dans une tribune publiée lundi soir sur le site Internet de Le Monde. Les signataires, essentiellement des artistes français (Omar Sy, Bertrand Tavernier, Céline Sciamma, Agnès Jaoui, Benjamin Biolay, Léa Drucker, Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos, Michel Hazanavicius, Jacques Audiard, Virginie Efira, etc.) jugent insuffisants les changements promis par son président, Alain Terzian, pour remédier à son fonctionnement « élitiste et fermé ». Et pourtant, ce dernier avait annoncé des mesures en vue d’instaurer la parité au sein de l’Académie, dont seulement 35 % des membres sont des femmes, promettant de conduire une « révolution culturelle». Parmi les signataires, on trouve plusieurs Nordistes, dont Jean-Paul Rouve, Corinne Masiero et Arnaud Desplechin. Des mesures que l’Académie a confirmé vouloir engager, dans un communiqué publié lundi soir, en commençant par son conseil d’administration qui doit devenir paritaire d’ici la fin de l’année. « Nous nous réjouissons de ces changements à venir, mais ils nous semblent insuffisants », protestent les signataires de la tribune. Ils se plaignent, bien qu’étant membres de l’Académie des Césars, de n’avoir « aucune voix au chapitre ni dans les fonctionnements de l’Académie et de l’association qui la régit ni dans le déroulé de la cérémonie ». Leurs reproches principaux :« Dysfonctionnements », « opacité des comptes » génératrice de fantasmes, et des statuts qui « n’ont pas évolué depuis très longtemps » et reposent encore et toujours sur « la cooptation ». Quant aux promesses de parité,
« il s’agirait de nouveau d’un système de cooptation, vestige d’une époque que l’on voudrait révolue, celle d’un système élitiste et fermé », dénoncent-ils, réclamant de pouvoir voter directement pour pouvoir élire leurs représentants, comme c’est le cas pour les Oscars et les Bafta (Royaume-Uni). L’Académie a été créée en 1975 par le journaliste et producteur Georges Cravenne, qui a désigné un collège de fondateurs récompensés par un Oscar, comme Claude Berri, Claude Lelouch, Michel Legrand ou Costa-Gavras.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours