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BeIN Sports en difficulté en France, mais résiste à la fermeture

La chaîne qatarie va-t-elle un jour quitter la France ? Pour le moment non. Tant que le groupe est actionnaire du PSG, en tout cas. Selon le quotidien Libération, beIN Sports aurait vu une grosse partie de ses clients résilier leur abonnement avant le 31 décembre 2018. « En 2018, l’entreprise est restée très loin de l’équilibre financier. Elle a bouclé l’année sur une perte d’exploitation de 81 millions d’euros. Un déficit encore énorme, même s’il s’est largement réduit par rapport à l’année précédente (113 millions d’euros). Les pertes fiscales s’accumulent (1,4 milliard d’euros en 7 ans d’existence !) et le Qatar doit réinjecter régulièrement de l’argent dans les comptes pour sauver les apparences. Le 31 décembre 2018, il avait ainsi renfloué son bras armé audiovisuel en France de 156 millions d’euros...», alors que 800 000 abonnés auraient résilié leur abonnement après la Coupe du monde, selon Libération. Une concurrence qui plombe les comptes des opérateurs qui jouent la carte des droits TV sportifs, pour acquérir de nouveaux abonnés. Tous ne survivront pas indéfiniment à cette bataille des droits TV du sport. Cela n’a pas empêché la société Red Bee Media de renouveler son contrat de sous-titrage en direct avec beIN Sports en France. Ce nouvel accord concerne le sous-titrage en direct d’événements sportifs majeurs, nationaux et internationaux, et d’émissions studio, qui portent, notamment, sur les principaux championnats de football : Ligue 1, Liga et Série A, ainsi que d’autres compétitions sportives, comme la NBA, la NFL et Wimbledon. L’équipe de sous-titrage de Red Bee Media est basée au Sextant, à Paris. En revanche, beIN Sports a pris sa décision : il ne renouvellera pas son contrat avec Liberty Media pour diffuser le Championnat du monde de Formule 1 sur la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. La raison de cet abandon n’est une surprise pour personne : le piratage dont se dit victime l’opérateur du Qatar, depuis des années, sur toute cette région. Une action perpétrée, selon lui, par l’opérateur saoudien beOutQ contre qui il a déjà entamé une procédure, en raison d’un préjudice estimé à plus d’un milliard de dollars (voir info du 1er octobre 2018).Si les véritables raisons de ce conflit entre les deux pays peuvent être politiques, ce désistement s’avère également un grand coup dur pour Liberty Media, détenteur des droits de la Formule 1 : beIN Sports aurait versé entre 30 et 40 millions de dollars par an au cours des cinq dernières années pour diffuser «le grand cirque».Le piratage des programmes de beIN Sports a pris des proportions internationales. Des organismes américains dans les domaines du sport et du divertissement, des associations professionnelles et des radiodiffuseurs internationaux ont demandé que des mesures soient prises contre l’Arabie saoudite, accusée d’organiser le « vol quotidien du sport et du spectacle dans le monde par l’organisation pirate beoutQ ». C’est un dossier détaillé de 138 pages que beIN Sports et Miramax auraient remis à l’Ustr, l’organisme américain responsable du traitement des litiges commerciaux avec les pays qui ne respectent pas les règles des accords commerciaux internationaux. Parmi les organisations lésées représentées, Sky et Canal+ sont associés à cette demande de résolution.

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