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ALORS QUE L’IRAK EST ENTRÉ DANS SA 6E ANNÉE DE GUERRE
Au moins 38 morts dans des attentats
24 Mars 2008 - Page : 13 Lu 449 fois
Des violences ont fait au moins 38 tués hier à travers l’Irak, dont 13 civils à Baghdad, où l’enclave fortifiée de la «zone verte», qui abrite l’ambassade des Etats-Unis, a également été la cible de deux salves de mortier. Cette journée meurtrière intervient alors que l’Irak vient d’entrer dans une sixième année de guerre après l’intervention américaine, lancée le 20 mars 2003, qui a éliminé le régime de Saddam Hussein, mais a échoué à apporter la stabilité. A Baghdad, des hommes armés ont ouvert le feu sur les passants sur une avenue commerçante du quartier mixte de Zafaraniyah, dans le sud de la capitale irakienne, selon un responsable du ministère de l’Intérieur, qui a requis l’anonymat. Arrivés à bord de trois véhicules, ils ont tiré indistinctement sur la foule pendant quelques minutes, tuant sept personnes et en blessant 16 autres, selon cette source. Les assaillants ont pu prendre la fuite sans être inquiétés. Dans l’est de la capitale, une roquette s’est abattue sur un immeuble du quartier chiite de Kamaliyah, selon le ministère de l’Intérieur, et au moins cinq personnes ont été tuées et huit autres blessées. Un passant a été abattu par des hommes armés dans le nord de la ville, selon la police. Par ailleurs, deux salves de mortier se sont abattues sur la «zone verte» ultra-sécurisée de Baghdad, siège du gouvernement irakien et notamment des ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, sans faire de victimes. Une première attaque, a provoqué un incendie et une épaisse colonne de fumée s’est élevée dans le ciel. Quatre heures plus tard, au moins huit tirs de mortier ont de nouveau visé la «zone verte». Selon, un témoin, employé irakien dans la zone verte, la plupart des obus sont tombés autour de l’ambassade des Etats-Unis. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’ambassade américaine a confirmé l’attaque, sans donner d’autres détails. La «zone verte», un secteur ultra-protégé du centre de Baghdad, est la cible régulière d’attaques au mortier de la part d’insurgés et de milices irakiennes. Les responsables militaires américains attribuent traditionnellement ces tirs à des miliciens chiites proches de l’armée du Mahdi, la milice du chef radical Moqtada Sadr. Le commandement américain accuse l’Iran d’entraîner ces miliciens à effectuer des tirs de mortier sur les infrastructures américaines. A Mossoul, à 370km au nord de Baghdad, dix militaires irakiens ont été tués dans un attentat suicide, selon l’armée. «Un kamikaze a précipité un camion piégé sur une base militaire à l’ouest de Mossoul», a indiqué un responsable militaire. Capitale de la province de Ninive, Mossoul a été décrite par le commandement américain comme l’épicentre de la lutte contre Al Qaîda. La ville, aujourd’hui l’une des plus dangereuses du pays, a été ces derniers mois le théâtre de nombreux attentats d’envergure. Dans le même temps, l’armée américaine a annoncé avoir tué douze insurgés présumés au cours d’une opération dans la province de Diyala, dans le centre-nord de l’Irak, à l’est de la ville de Baaqouba, visant un réseau préparant des attentats suicide. Des armes, des munitions, des grenades et des équipements militaires ont été retrouvés et détruits sur place.
R.I

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