| |
CLÔTURE «DES JOURNÉES CHORÉGRAPHIQUES» AU TNA
«On apprend tous les jours!»
06 Mai 2008 - Page : 21 Lu 358 fois
La rencontre de ce genre invite au partage et à la générosité ainsi qu’aux perspectives pour un avenir meilleur de cette discipline.
«Les journées chorégraphiques» organisées, à l’occasion de la Journée internationale de la danse, par le Théâtre national algérien et sous l’égide de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, ont pris fin dimanche dernier au Théâtre national Mahiedine-Bachtarzi. Durant les cinq jours de compétition qui étaient une aubaine, en tout cas, pour ces gens du métier, cer derniers devaient prouver leur talent, certes qui n’est pas une tâche facile car ils seront face à une rude concurrence, puisque les meilleurs seront récompensés par les membres du jury. Vers 19h00, tout est enfin prêt, puisque les organisateurs ont mis les moyens adéquats pour la réussite de cet évènement qui est à sa première. Puisque sa survie dépendra de sa réussite qui appellera la naissance d’un festival national de danses chorégraphiques. Une soirée artistique animée par deux artistes chaâbi, dont Nadia Benyoucef a été organisée en l’honneur des participants et des amoureux de cet art et ce pour ajouter un grain de gaieté et d’ambiance à cette fête. Le moment de vérité que les participants attendaient est arrivé puisque les membres du jury étaient sur scène pour annoncer les résultats. Après avoir remercié les participants pour les efforts fournis durant leurs représentations, Sid Ahmed Kara a noté que «le niveau rapproché de ces derniers a mis en difficulté le jugement du jury». Et d’ajouter qu’ «il fallait trancher avec âme et conscience car la règle prime». Et annoncer la première place partagée entre Lewchem réalisé par Slimane Habès de la troupe «les trois chambres» et Tinhinen de Adami Messaouda de la coopérative «El Haia» (l’allure). Alors que la troisième place revient à Amira El Hadika (la princesse du jardin) de Dahmani Ismaïl de la coopérative «do-ré-mi». L’ambiance était, mi-figue, mi-raisin. Car, ce n’est un secret pour personne que dans chaque compétition, il y a des déçus, sachant qu’on ne peut pas satisfaire tout le monde. Chaque compétition a ses règles, dans le cas contraire, on a le droit au recours mais avec un esprit de bon gagnant ou de bon perdant. Au début, cette initiative paraissait toute louable et méritait les encouragements de tous. La question portera à la fois sur la réalité de cette discipline fermée dans notre société comme presque étrangère généralement dans nos médias et sur les réponses possibles du point de vue de l’éducation populaire. Mais, hélas, au lieu de saisir cette opportunité pour favoriser à la fois le «vivre-ensemble» autrement dit soutenir cette initiative pour instaurer un festival national, on a vu des comportements désolants dans le hall du théâtre de la part des pseudo- artistes qui ne pensent pas à l’intérêt de l’art et de la culture mais seulement au profit personnel. Ces agissements définissent les fractures qui s’accentuent, et ne permettent pas aux différentes cultures d’exister tout en travaillant à l’émergence de valeurs communes. La rencontre de ce genre invite au partage et à la générosité ainsi qu’aux perspectives pour un avenir meilleur de cette discipline. Ainsi s’ouvrir à l’art et remercier les gens qui veillent sur lui. Sachant ce qui se passe dans le monde, pour preuve les artistes voyageant beaucoup sont censés donner le meilleur d’eux mêmes pour représenter cette discipline en premier lieu, et mériter un festival national de haut niveau en second lieu, donner ainsi l’exemple à tous les jeunes de notre Algérie profonde. Au-delà de la chorégraphie, cela a été une rencontre bénéfique entre les artistes et ce, si conscience, il y a, on apprend tous les jours. Alors, pensez artistes!
Idir AMMOUR

|
|