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FONCIER AGRICOLE
Le statut juridique des exploitations sera revu
01 Mars 2008 - Page : 4 Lu 198 fois
«Consacrer le statut de l’exploitant agricole pour en fixer les droits et les obligations vis-à-vis de la collectivité nationale.»
Le statut juridique régissant les exploitations agricoles fera l’objet de révision. Des instructions allant dans ce sens, ont été adressées au gouvernement par le chef de l’Etat, lors du Conseil de ministres, tenu mercredi. «Il appartient au gouvernement, nonobstant le statut juridique des terres, de se pencher, d’abord, sur le statut de l’exploitation agricole dont il devra définir les contours», a instruit le président Bouteflika. Il a été indiqué, dans le communiqué du gouvernement, que l’objectif de cette révision est d’«assurer l’intégrité et la viabilité, et consacrer le statut de l’exploitant agricole pour en fixer les droits, mais aussi les obligations vis-à-vis de la collectivité nationale.» La cession des terres aux attributaires des Exploitations agricoles collectives (Eac) ou individuelles (Eai), serait-elle de mise dans cet énième amendement qui touchera le statut de ces terres relevant de la propriété de l’Etat? La question est posée à chaque fois qu’on parle de ces Exploitations qui se démènent dans des problèmes inextricables. La complexité de leur statut juridique est souvent évoquée, comme facteur entravant l’essor de l’agriculture. Les textes en vigueur actuellement n’ont pas pu par ailleurs, protéger ce patrimoine national qui subissait depuis 1963, toutes formes de passe-droits. En effet, des milliers d’hectares de terres, les plus fertiles, ont été détournées de leur vocation initiale, notamment dans la périphérie d’Alger. Il est à noter que la refonte du statut juridique des Exploitations agricoles a été annoncée dans le cadre de la nouvelle politique agricole dévoilée à l’occasion de ce Conseil des ministres. Elle vise, souligne le communiqué du gouvernement, «à consolider la sécurité alimentaire du pays». On prévoit à cet effet, d’accorder la priorité aux produits alimentaires de base dont les blés, le lait, les viandes et ce, «sans marginaliser les fruits et légumes». Ce plan de sauvetage de l’agriculture consolidera les résultats capitalisés par le Plan national de développement agricole et rural (Pndar), qui fera l’objet «d’ajustements», précise-t-on. De nombreuses mesures sont prévues dans ce cadre. Il est question surtout, de développer le système économiseur d’eau, et la poursuite de la lutte contre la désertification. Il a été annoncé pour ce qui est de la culture saharienne, «la mise en valeur de 180.000 ha dans le Sud-Ouest et le Tassili», répartis entre les zones de Touat-Gourara, de Debdeb, Illizi et Djanet. Un projet, faut-il le dire, à la limite du chimérique eu égard aux moyens humains et techniques dont dispose le secteur de l’agriculture en Algérie. Un secteur qui a montré ses limites dans l’exploitation des plaines fertiles et irrigables, situées au nord du pays. D’autre part, intervenant à l’issue de la présentation de ce dossier, le chef de l’Etat insistera sur le fait que le secteur agricole se doit de «relever le défi de la modernisation». Cet objectif sera réalisé, explique-t-il, par la mécanisation des exploitations et la maîtrise des process de production et des actions de formation et de recherche.
Farouk DJOUADI

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