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PROJET D’UNION MÉDITERRANÉENNE
Medelci émet des réserves
22 Novembre 2007 - Page : 8 Lu 224 fois
Le ministre des Affaires étrangères a estimé qu’il y a plus de projets de commerce que d’investissements et moins d’ouverture dans les échanges humains.
S’exprimant devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée française, M.Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, a souligné que le projet d’Union méditerranéenne, prôné par le président français, Nicolas Sarkozy, est encore opaque. «Concernant le projet d’Union méditerranéenne, nous avons relevé beaucoup d’ambiguïtés quant à son contenu, mais il y a encore beaucoup de choses à clarifier», a-t-il déclaré en substance. Il citera, notamment les moyens à mettre en place, les ressources, l’organisation, et la coordination entre les pays, en particulier les pays européens qui, selon lui, sont en train de travailler aujourd’hui pour se mettre d’accord sur les conditions qui permettent à cette entité Union de voir le jour. «Un projet que renforce également le processus de Barcelone», dira-t-il. Le chef de la diplomatie algérienne a, en outre, relevé les progrès enregistrés dans les dossiers «réels» de la coopération algéro-française tout en nuançant qu’«il faut engager de façon plus synchrone les objectifs d’intérêt commun». Des objectifs qu’il faudra clarifier avec le président français lors de sa visite à Alger. «Il est intéressant, dans ces circonstances, d’évaluer la situation de la coopération entre les deux pays et de situer les défis que l’on doit relever ensemble», a-t-il indiqué, par ailleurs, dans la capitale française. «Nous devons pouvoir mettre, de façon plus synchrone, les objectifs commerciaux, les objectifs d’investissements, et les objectifs d’échanges humains», a-t-il clarifié en poursuivant que ces «trois ensembles sont réels» tout en laissant entendre qu’ils souffrent d’un certain déséquilibre. L’émissaire algérien a étayé ses propos en constatant qu’il y a plus de projets de commerce que d’investissements et moins d’ouverture dans les échanges humains. Selon ses propos, la visite annoncée en Algérie de M.Sarkozy, permettra aux «deux présidents d’évaluer la situation, mais également de tracer des projections pour le futur, et échanger leurs analyses», notamment sur les questions internationales. Enfin, M.Medelci est convaincu que le voyage de M.Sarkozy, en Algérie, charriera immanquablement des contrats. Un aspect de moindre importance puisqu’il précisera que le plus intéressant est de préparer le futur, avec pour instrument une institution politique qui serve «une ambition portée par les sociétés algérienne et française et accompagnée par les entreprises et non l’inverse».
Salim BENALIA

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